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LES 40 KARTIERS LES PLUS DIFFICILES 2 FRANCE ______________________________________________________________________________ CE BLOG N'EST PAS FAIT POUR INCITER LA VIOLENCE ET LA DELINQUANCE .

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LES 40 KARTIERS LES PLUS DIFFICILES 2 FRANCE

LES    40    KARTIERS    LES    PLUS    DIFFICILES    2    FRANCE



: La    Vie     Dans     Des     Cités     Les     Plus     Dures

A l'image des enfants cloîtrés à Sevran pour éviter les balles perdues, ceux qui vivent dans les quartiers les plus sensibles racontent ces violences devenues banales.
LES    40    KARTIERS    LES    PLUS    DIFFICILES    2    FRANCE
D'année en année, rien ne semble pouvoir stopper l'escalade de la délinquanceSIPA
 
L'actualité le prouve à nouveau : les politiques de la ville menées depuis trente ans dans les banlieues ont débouché sur une impasse. A Sevran (Seine-Saint-Denis), le maire socialiste réclame l'aide de l'armée pour que les balles cessent de siffler à proximité des écoles. A Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans est toujours dans le coma après avoir été victime d'affrontements entre jeunes et policiers dans la cité des Tarterêts. Intervenus coup sur coup, ces deux événements dramatiques ont aussitôt déchaîné la polémique parmi la classe politique, qui a pris parti pour ou contre l'intervention militaire. Des prises de parole passionnées qui interviennent au gré des faits divers, avant de s'espacer. Mais les habitants, eux, souffrent toute l'année. « Des actes graves de violence se produisent tous les jours dans les quartiers, mais le gouvernement cultive l'omertà pour éviter un effet de contagion et ne pas montrer à quel point la situation se dégrade, affirme Charles Rojzman, sociologue spécialiste des violences urbaines. Les banlieues sont frappées par une crise identitaire et sociale, à l'image de la révolution des pays arabes. »

Territoire à part
D'année en année, rien ne semble pouvoir stopper l'escalade de la délinquance dansces quartiers gangrenés par le trafic de drogue et où un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. A la longue, ce climat de terreur finit par créer des zones de non-droits. « Dans certaines cités, l'autorité mafieuse a complètement remplacé l'autorité républicaine. La police intervient dans des conditions presque guerrières, avec des effectifs très élevés et des mesures de protection drastiques. Les pompiers se font agresser au même titre que les enseignants, les journalistes et les médecins, ce qui témoigne d'un repli sur soi. Des quartiers entiers sont tenus par des criminels qui pensent appartenir à un territoireà part, en marge de la République », explique Luc Bronner, auteur de La Loi du ghetto – Enquête dans les banlieues françaises (éd. Pocket).
A Sevran, plus de 700 interpellations dans l'année
Les travailleurs du quartier sont d'autres victimes collatérales de cette situation explosive. Certains ont été contraints de quitter les lieux. D'autres ont choisi de rester contre vents et marées, parfois par conviction, malgré un quotidien rythmé par les violences et les incivilités (lire nos témoignages). Les spécialistes constatent qu'aucune mesure n'a jamais permis de ramener le calme dans ces banlieues dites « sensibles ». « Les policiers de Sevran ont procédé à plus de 700 interpellations l'année dernière, rappelle Luc Bronner. Mais chaque dealer est remplacé par un autre jeune quin'a que la drogue pour survivre. C'est le résultat de dizaines d'années de dysfonctionnements. Il faut démanteler les gros réseaux avant d'arrêter les petits délinquants. » De son côté, Charles Rojzman estime que rien ne changera tant que les responsables politiques auront une vision manichéenne du problème des cités. « Les uns accusent l'Etat, tandis que les autres accusent la population. En réalité, les responsabilités sont nombreuses ! Il faut renoncer à ces discours idéologiques et enfin s'attaquer aux vrais problèmes. »      Par Marie-Laure Hardy    C'est sur France Soir !  http://www.francesoir.fr/actualite/societe/40-quartiers-plus-difficiles-vie-dans-cites-plus-dures-108501.html
 

LES    40    KARTIERS    LES    PLUS    DIFFICILES    2    FRANCE
LES      40         CITES     CONSIDERES     COMME     ''SENSIBLES"  

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagesweb/2011-police-cites.jpg 






Publié le 8 juin 2011 à 07h40                         Mis à jour le 8 juin 2011 à 07h50
Zones sensibles : “Il faut des moyens d'impressionner” 

Xavier Raufer, criminologue, auteur de Violences et insécurité urbaines, PUF .  
LES    40    KARTIERS    LES    PLUS    DIFFICILES    2    FRANCE
"Il y a des endroits où ce n'est pas la République qui fait la loi" SIPA    
FRANCE-SOIR. Comment décririez-vous la situation actuelle ?

XAVIER RAUFER. Il y a des endroits où ce n'est pas la République qui fait la loi. Dans le 93 par exemple, la poste a une carte des endroits où elle ne peut pas aller. Les pompiers aussi, les pompes funèbres, les conducteurs de bus... Si vous superposez toutes ces cartes, vous obtenez celle des zones de non-droit. C'est très concret, ce n'est pas de l'idéologie. Tout ce qui ressemble à un uniforme est terrorisé de manière à ce qu'il ne revienne plus. Le métier de bandit, il est territorial. Chacun, du plus petit au plus grand, a un fief, un endroit où régner. A partir de là, tout trafic est imaginable. Chasser l'autorité légitime ou la bande rivale, c'est la même chose.

F.-S. Est-ce une situation nouvelle ?

Depuis plus de trente ans, à droite comme à gauche, au lieu de supprimer les ghettos, on les multiplie.

Ça a coûté plus de 100 milliards d'euros. C'est comme l'agriculture soviétique, ça empire mais on continue. Imaginez un enfant malade auquel un médecin donne un médicament. Si la température continue à augmenter, normalement, on change de médecin. Mais aucun homme politique n'a les tripes de reconnaître qu'on s'est trompé. C'est une singularité française absolue. Que des gamins soient cantonnés dans leur école pendant les récréations parce que ça tire au dehors, ça ne se produit nulle part ailleurs.

Mais les politiques répressives ont échoué...

X.R . Les menaces de l'ordre républicain, de « passer le Kärcher », ils en rigolent. Il y a un proverbe chinois qui dit « le mot “chien” ne mord pas ». Car ces mots ne correspondent à rien de concret. Il faut des moyens d'impressionner ces gens-là, sinon il ne se passe rien. En France aujourd'hui, 90 % des violences sont concentrées dans 26 départements. Au total, ça représente quelques milliers d'individus, qui ne sont pas simplement connus de la police, mais qui sont célèbres dans les commissariats. Je parie tout ce que j'ai que le jour où ils sont en prison, les infractions s'effondrent. Mais tout le monde regarde en l'air...
Par Actu France Soir[        C'est sur France Soir !      http://www.francesoir.fr/actualite/societe/zones-sensibles-il-faut-des-moyens-d-impressionner-108153.html 
  
  
  
Publié le 8 juin 2011 à 08h20               Mis à jour le 8 juin 2011 à 08h30    
“Il faut un Grenelle du vivre ensemble” 
Jean-Marc Stebé, sociologue à l'université Nancy-2, auteur de La Ville au risque du ghetto, éd. LavoisierLES    40    KARTIERS    LES    PLUS    DIFFICILES    2    FRANCE
"On peut dire qu'il y a une tension de plus en plus forte" MaxPPP
FRANCE-SOIR. D'où vient le problème des quartiers sensibles ?
JEAN-MARC STEBÉ. On peut dire qu'il y a une tension de plus en plus forte, en raison non pas des politiques publiques, qui sont importantes, mais de raisons économiques et sociales. Les chiffres montrent que les jeunes sont de plus en plus touchés par le chômage et exclus du système scolaire. En plus, l'intégration se fait de plus en plus difficilement, et beaucoup de jeunes issus de l'immigration sentent un délit de faciès...

F.-S. Mais les incidents sont parfois très violents...
J.-M.S. Bien entendu, quand il y a des échauffourées avec la police, les jeunes ont une part de responsabilité. C'est selon moi une réaction à ce qu'ils ressentent comme une inégalité. Ils ne le disent pas en écrivant un article ou en écrivant un livre, mais avec leurs outils, le vandalisme, la violence. Par ailleurs, il y a des zones où l'économie souterraine est très présente, et certains jeunes sont instrumentalisés par les tenants de cette économie. Mais les travailleurs sociaux vous diront que parfois cet argent est bienvenu, qu'il permet de payer les loyers de temps en temps... Et puis il y a une défiance à l'égard de l'Etat. Comment peut-on imaginer qu'un médecin ou les pompiers se fassent caillasser ? Parce que ce sont des représentations de l'Etat...
F.-S. Jusqu'à créer des zones de non-droit ?
J.-M.S. Je ne pense pas qu'il y ait des quartiers de non-droit. La police intervient partout. Parfois à reculons, parfois en ayant un peu peur, mais elle intervient partout. Pas forcément de manière très délicate d'ailleurs. Depuis quelques années, on a fait plus de répression que de prévention. Il y avait plus d'outils d'évaluation avant. Depuis 2007 surtout, ça a été balayé, et il n'y a jamais eu autant de monde en prison. On a fait un Grenelle de l'environnement, il faut faire un Grenelle du vivre ensemble : Il faut agir pour l'insertion et la scolarisation. Qu'a-t-on fait depuis trente ans ?        Par Actu France Soir       C'est sur France Soir !  
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/il-faut-un-grenelle-du-vivre-ensemble-108155.html       
  
  
    
  
   Publié le 9 juin 2011 à 07h30                                             Mis à jour le 9 juin 2011 à 07h40
Témoignage : “Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux”
A l'image des enfants cloîtrés à Sevran pour éviter les balles perdues, ceux qui vivent dans les quartiers les plus sensibles racontent ces violences devenues banales.
 
“A Nanterre, y a pas de lois !”
Julien Raynaud, 29 ans, instituteur de CM2 dans la cité Pablo-Picasso de Nanterre (92)
Des cris d'enfants s'échappent d'un petit bâtiment préfabriqué, encerclé par des dizaines de tours dont les minces fenêtres ressemblent à des hublots. On devine les regards furtifs derrière les rideaux qui se referment aussi vite qu'ils s'entrouvrent. A Nanterre, l'école Maxime-Gorki fait partie intégrante de la cité Pablo-Picasso, qui compte parmi les plus sensibles de France. Depuis 4 ans, Julien Raynaud, 29 ans, enseigne en CM2. Majoritairement issus de l'immigration, ses dix-neuf élèves habitent tous dans ce quartier des Hauts-de-Seine, qui cumule misère sociale et difficultés d'intégration. Chaque soir, la cité devient le théâtre d'une guerre ouverte entre police et dealers. Une violence inouïe qui transpire pendant la classe. « Impossible de mener un cours de façon classique : je suis plus souple sur le comportement des enfants, explique l'instituteur. Par exemple, c'est très dur de les faire rester assis. Il y a ceux qui quittent la salle sur un coup de colère, ceux qui tabassent les autres, ceux qui s'endorment parce qu'ils ont fait le guet pour les trafiquants jusqu'à 2 heures du matin... »

Loi du silence
Julien ne s'étonne plus des dialogues surréalistes avec certains élèves. Comme cette fillette qui lui annonce fièrement que son frère est sorti de prison après avoir « violé une femme ». Sans parler du récit quotidien des événements de la soirée : descentes de police, voitures brûlées, rixes, homicides... « Les enfants me racontent tout ça comme quelque chose de banal. Quand un incident du quartier passe dans le journal, ils sont contents parce qu'ils ont l'impression d'exister. A 10 ans, ils ressentent déjà un sentiment très fort d'exclusion. » Il en faudrait plus pour décourager cet enseignant passionné, convaincu par la vertu du dialogue. « Je les incite toujours à parler de ce qu'ils ont vu. C'est important qu'ils évacuent toute cette violence. » L'enseignant leur explique aussi qu'ils peuvent porter plainte s'ils sont victimes ou témoins d'agressions dans la cité. « J'essaie de restaurer un climat de confiance et de leur montrer que l'autorité des adultes peut aussi être bienveillante. » Mais il se heurte souvent à la loi du silence. « Par crainte des représailles, ils ne dénoncent jamais ce qui se passe à l'extérieur de l'école. J'ai du mal à leur faire comprendre que notre société comporte des règles. Un jour, un élève m'a interpellé : “Mais monsieur, à Nanterre, y a pas de lois !” ». Ici plus qu'ailleurs, le rôle de Julien prend tout son sens. « Je n'échangerais mes élèves pour rien au monde », confie-t-il dans un sourire.
“Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux”
Serge, 48 ans, chauffeur de bus sur la ligne 26, quartiers Nord de Marseille
Il connaît les quartiers Nord de Marseille comme personne. Chaque jour, Serge, chauffeur de la ligne 26, traverse sept des cités les plus chaudes de la ville. Avec vingt-deux ans de métier, c'est le plus ancien de la ligne, qu'il a vu se dégrader au fil des ans. « Les quartiers Nord ont changé. Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux. Je m'arrête devant sept collèges et lycées. Lorsque les jeunes montent dans le bus, ils font n'importe quoi, ils crient, balancent des pétards et des insultes. Ils vous poussent à bout. Les gens restent passifs, s'ils ripostent, ils se font insulter en plus. » Depuis le début de l'année, trois chauffeurs ont encore demandé à changer de ligne. « Ils disjonctent », résume Serge. Les contrôleurs, eux aussi, évitent la ligne 26. Le taux de fraude du secteur atteint 60 %. Serge, lui, a grandi dans la cité de la Castellane, comme Zidane. Un gars du sérail. « Quand on ne me respecte pas, je crie », explique-t-il.
Sur la route, Serge doit composer avec les chauffards qui, après une queue de poisson, « plantent un coup de frein » et sortent du véhicule en faisant des gestes grossiers. Dans les quartiers Nord, les véhicules prioritaires n'ont pas droit de cité. De Bougainville au Vallon des Tuves, les bus doivent se frayer un chemin entre les voitures garées sauvagement.
« Suite aux actes de vandalisme, on a arrêté de monter dans la cité de La Savine. Lassés de marcher à pied, les habitants ont fini par régler le problème eux-mêmes et les bus sont revenus. A La Granière, même chose, les bus étaient visés par toutes sortes de projectiles », raconte Serge, qui continue de conduire avec la vitre anti-agression baissée. Il évoque aussi des habitués, qu'il attend volontiers : « Je reçois des mercis, des sourires, même des gâteaux », dit-il, amusé. C'est sa « plus belle récompense ».
“Ici, je sais que je suis utile”
Le Dr Yasmine Mirghane, médecin dans la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis (93)
Sur son bureau, une tasse de café refroidi, l'unique repas de sa journée. Il est 21 h 30, le dernier patient part. Yasmine soupire : « Je devrais refuser des gens. Je n'y arrive pas. Une maman avec un bébé fiévreux, si je ne la prends pas, où ira-t-elle ? Aux urgences, pour attendre quatre heures ? » La jeune médecin a repris en 2006 le cabinet d'un confrère « à bout, après dix-sept ans de quartier ». Elle connaissait les Francs-Moisins pour avoir déjà assuré des remplacements auprès du Dr Didier Ménard, figure locale depuis trente ans. Il l'a initiée à cette médecine parfois lourde, celle des pauvres qui ne consultent qu'en dernier recours. Ici, ils sont seulement huit généralistes pour plus de 10.000 habitants. « Sans ces confrères, je ne serais jamais venue. Le plus difficile, pour moi, ce n'est pas la violence, mais de crouler sous la charge de travail. »
Ces dernières années, des commerces ont été la cible d'attaques et les vols avec violence se multiplient. « Quand je me suis installée, l'insécurité n'était pas un frein. Je n'ai jamais été attaquée. Mais depuis l'agression d'une cons½ur qui pratiquait ici depuis quinze ans, j'y pense. Je ne fais plus de visites dans la cité après 21 heures. J'évite d'avoir des habitudes. J'ai beau faire partie des meubles, un jour ou l'autre, tout peut m'arriver. Une poignée de jeunes sèment la terreur, c'est dommage. Car dans ce quartier, il y a surtout une chaleur humaine incroyable, des gens bien ! Qui les soignera si on s'en va ? » 70 % des patients de Yasmine, tour à tour écrivain public ou assistante sociale, sont couverts par la CMU. Sa salle d'attente est bondée. Face aux impatients agressifs, elle a une recette : « Un peu de distance, beaucoup de compréhension. » Le soir, elle rentre « épuisée, mais satisfaite. Ici, Je sais que je suis utile ».
Ce même sentiment motive depuis plus de vingt ans le Dr Francis Cohen *, installé non loin, aux Quatre-Routes, à Asnières (92). Face à la multiplication des agressions « pour quelques euros », la plupart de ses collègues jettent l'éponge. « Dix médecins se sont fait frapper, dont moi. On se sent seul dans l'arène, pas aidé. Ni par le conseil de l'ordre, ni par la police, ni par la Sécu. » Seul face à certains patients qui le considèrent comme « un prestataire de service » et réclament des ordonnances. Seul face à « trois types excités qui exigent un arrêt de travail qui servira d'alibi pour un casse ». Pour éviter ces intrus, Francis a retiré sa plaque au bas de l'immeuble. « En dehors de cela, j'adore ce quartier et j'ai la chance de prendre en charge des malades de A à Z. C'est le plus beau métier du monde ! »

* Journal d'un médecin de banlieue, éd. La Martinière.
“Je suis pharmacien, assistante sociale, banquier et écrivain public”
François Lévy, 52 ans, pharmacien à la Beaucaire (Toulon)
A l'ouest de Toulon, l'environnement verdoyant du quartier de la Beaucaire ne suffit pas à masquer la violence endémique, la misère sociale, les heurts à chaque passage de la police, systématiquement caillassée. François Lévy, pharmacien, est l'un des rares commerçants rescapés, avec la boulangerie et le tabac-presse, du centre commercial exsangue. « La semaine dernière, des affrontements ont opposé la police aux jeunes de la cité, avec des fumigènes lancés sur les commerces. On a jeté des seaux d'eau sur le début d'incendie. Le lendemain, les policiers sont revenus en tenue d'intervention, c'était Robocop. Une vingtaine de jeunes, plantés devant ma pharmacie, leur tenait tête. Les clients ne pouvaient plus entrer ni sortir. Le groupe s'est dispersé dans les tours et a continué à lancer des projectiles depuis les étages. La police est restée jusqu'à la fermeture et nous a escortés à nos voitures. »
Une bouffée de fièvre
« Depuis la descente des stups, l'an dernier, qui s'est soldée par une trentaine d'arrestations, la cité a plutôt retrouvé son calme », juge François Lévy. Le pharmacien fait aussi fonction « d'assistante sociale, de banquier – quand je prête de l'argent aux clients – et d'écrivain public. »
Beaucaire bénéficie des renforts policiers de la « brigade spéciale de terrain ». Il y a peu, une bande allumait régulièrement des incendies, projetant des conteneurs enflammés contre les façades du commissariat voisin. Des adolescents ont été interpellés, âgés de 15, 14 et... 9 ans. « Cet hiver, des jeunes bloquaient l'entrée de mon officine, empêchant toute activité. Evidemment, le chiffre d'affaires s'en ressent... » François Lévy ne se décourage pas. Il s'est allié à d'autres professionnels de santé pour constituer un pôle médical à 200 mètres de l'entrée du quartier. Une délocalisation symbolique. Suffisante, espère-t-il, pour alléger la pression de la cité.            Par M.-L. H., Juliette Demey et Gilles Carvoyeur        C'est sur France Soir ! 
 http://www.francesoir.fr/actualite/societe/temoignage-ici-vous-prenez-bus-une-fois-pas-deux-108507.html 




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Les     40     Quartiers     Les     Plus     Difficiles


: La    Vie     Dans     Des     Cités     Les     Plus     Dures



Seine St Denis (93)
Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Clichy-sous-Bois/Montfermeil
Les 4000 . La Courneuve
Les Francs Moisins, Bel Air . Saint-Denis

Hauts de Seine (92)
Pablo Picasso , Le Parc . Nanterre

Le Luth .   Gennevilliers

 Val de Marne (94)
Le Grand Ensemble* : Les Navigateurs . Choisy-le-Roi/Orly  
Le Bois l'Abbé* . Champigny-sur-Marne

Val d'Oise (95)
Derrière les Murs de Monseigneur . Villiers-le-Bel
Saint Christophe . Cergy

Essonne (91)

Les Tarterêts . Corbeil-Essonnes
La Grande Borne* .Grigny/Viry-Châtillon


Yvelines (78
Le Val Fourré . Mantes-la-Jolie

La Cité Des Indes , Le Plateau . Sartrouville


Seine et Marne (77)  
Beauval, La Pierre Collinet . Meaux  
   
Nord (59) 
La Bourgogne . Tourcoing   
Alma . Roubaix   
 
Loiret (45) 
La Source . Orléans 
 
Aisne (02) 
Presles Chevreux . Soissons 
Le Vermandois . Saint-Quentin
 
Oise (60) 
Plateau Rouher * . Creil / Montataire 
Saint Jean . Beauvais 
 
Somme (80)   
Quartier Nord . Amiens  
Etouvie . Amiens 
  
Eure 27
Germe De Ville .Val  de Reuil  
  
Bas Rhin (67) 
Neuhof . Strasbourg  
Hautepierre . Strasbourg  
  
Haut Rhin (68)  
Bourtzwiller  . Mulhouse  
Europe . Colmar  
  
Rhône (69)  
Les Minguettes . Vénissieux      
Ex Z.U.P., Grappinière , Petit Pont . Vaulx-en-Velin    
  
Isère (38)  
La Villeneuve  . Grenoble  
  
Alpes Maritimes (06)  
L'Ariane . Nice / Saint-André  
  
Vaucluse (84) 
Monclar . Avignon  
     
Haute Garonne (31)
Le Mirail . Toulouse

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#Posté le samedi 11 juin 2011 11:39

Modifié le samedi 05 novembre 2011 06:06

Clichy - sous - Bois / Montfermeil . Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)

Seine St Denis (93)
Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Clichy-sous-Bois/Montfermeil


Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)Clichy - sous - Bois / Montfermeil    .  Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Seine St Denis (93)

Communauté        d'agglomération        de         Clichy/Montfermeil              
                                 3700      LOGEMENTS         SOCIAUX
Clichy-Montfermeil. L'un des plus importants Programmes de Rénovation Urbaine de France
17.12.2010
Balade urbaine au c½ur d'un chantier en cours
Depuis 2004, les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil sont engagées dans l'un des projets de rénovation urbaine des plus importants de France. Un programme exceptionnel par son ampleur qui se distingue aussi par la diversité des transformations : 1 600 logements démolis dans le secteur des Bosquets à Montfermeil, 53 résidences nouvelles constituées de maisons groupées et de petits immeubles de cinq étages maximum chacun construits avec une architecture qui lui est propre et unique. La réhabilitation de 14 résidences comprend la mise aux normes dans les logements de l'électricité, de la plomberie et du chauffage, le réaménagement des parties communes et le ravalement des extérieurs. Enfin 19 programmes de résidentialisation permettront de marquer mieux la différence entre espaces publics et privés. Balade urbaine dans le quartier des Bosquets avec le commentaire de la directrice du centre social intercommunal de la Dhuys qui nous présente les grandes lignes du projet de rénovation, ses caractéristiques et ses particularités.     http://www.franceculture.com/2010-12-17-clichy-montfermeil-l-un-des-plus-importants-programmes-de-renovation-urbaine-de-france.ht       
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Renouvellement urbain                 http://www.partdev.com/?Clichy-Montfermeil
Clichy-Montfermeil - Le Plateau poursuit sa mue, avec ses habitants
Pour relever les défis sociaux, économiques et urbains auxquels est confronté le grand ensemble de Clichy-Montfermeil, les deux communes, Clichy-sous-Bois et Montfermeil mettent en ½uvre une stratégie urbaine audacieuse reposant sur une requalification architecturale et urbaine, la restructuration de la propriété patrimoniale et la valorisation paysagère et environnementale du site.
Le projet aujourd'hui et demain
Concernant l'intervention sur le cadre bâti, le bâtiment « B10 », situé aux 10-12 rue Picasso, a été démoli courant mars. Tandis que la construction de deux résidences de 50 logements a été entamée, à l'angle de la rue Degas et de la rue Berthe Morisot, à proximité de l'école Jean-Baptiste Clément. 170 autres logements sont en cours de construction le long du boulevard Bargue. Au total, 414 logements seront construits d'ici fin 2010, du studio au T5, et 325 logements réhabilités. 
À la fin de l'année, les travaux de résidentialisation et de réhabilitation des bâtiments 14 et 14A, donnant sur l'avenue Paul Cézanne seront achevés. Grâce à ces derniers, les immeubles sont dotés de nouveaux parkings, d'une clôture et d'un contrôle d'accès. Les façades ont, par ailleurs, été rafraîchies lors d'un ravalement. À l'intérieur, Les travaux ont porté sur la remise aux normes de l'électricité des appartements, une rénovation des sols et des murs mais aussi la pause de doubles-vitrages. Cet automne, la construction des résidences V2 (Avenue de Clichy-sous-Bois) et Q1 Nord (allée Notre-dame des anges) sera également achevée. Livrés fin octobre, ces 88 appartements (30 dans la résidence V2 et 58 dans la Q1 Nord) accueilleront leurs nouveaux habitants. Et comme le projet vise à diversifier les fonctions urbaines et offrir des services dans le quartier, le rez-de-chaussée de la résidence V2 sera occupé par la Maison de l'habitat et des cultures, tandis que dans celui de l'ensemble Q1 Nord ouvriront des commerces...
 
Les financements du plan de relance sont venus soutenir les travaux de création, réhabilitation, et résidentialisation de logements ainsi que des travaux d'aménagement. L'avenant à la convention signée le 10 juillet accorde près de 12 millions d'euros à ce PRU, portant la subvention globale de l'ANRU globale à près de 33 millions d'euros.Les habitants au c½ur du projet
Les enjeux pour Clichy-Montfermeil           Finn GEIPEL
utilise largement ce potentiel naturel dans son approche du territoire. Il a été proposé aux maires de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil de déplacer la station prévue du Grand Huit (métro automatique) à proximité de la forêt de Bondy pour ouvrir sur la nature. La forêt pourrait même accueillir un projet de Villa Médicis. Longtemps un lieu de vacances pour les familles parisiennes, Montfermeil comprend beaucoup de parcelles inférieures à 300 m². Le bas de la commune de Clichy-sous-Bois connaît elle des problèmes liés à l'état de ses copropriétés. Dans les deux cas il est difficile d'intervenir sur le tissu existant.
  L'agence Lin n'intervient pas directement sur le projet de rénovation urbaine de Clichy-Montfermeil. Son projet consiste à déplacer la station prévue du Grand Huit et à intensifier le tissu urbain entre le grand ensemble et les espaces naturels et de loisirs proposés par la forêt de Bondy. Le souhait des collectivités concernées étaient de créer deux gares, l'une prèsde l'hôpital de Montfermeil, l'autre dans le bas de Clichy-sous-Bois, proposition qui n'a pas été retenue.
Historique de l'urbanisation 
En 1960, un plan d'urbanisme ambitieux est dessiné par l'architecte Bernard Zerfhuss, père notamment du siège de l'Unesco et du Cnit de la Défense, sur les principes du mouvement moderne « espace, lumière, nature ».
Le plan masse prévoyait la construction de 10 000 logements et s'étendait du bas Clichy jusque sur le Plateau en suivant la topographie naturelle du site. Cette opération immobilière privée n'a finalement vu se construire « que » 1600 logements dans le bas Clichy – copropriétés du Chêne Pointu, de la STAMU II - et 1500 à Montfermeil en copropriété : la résidence des Bosquets.
Au plan de développement du Grand Ensemble était liée une autoroute et les voiries structurantes convergeaient vers un échangeur, c½ur stratégique du territoire. La A87 n'a jamais été réalisée. Or cet axe devait desservir les deux pôles de développement du nord-est de l'Île-de-France en reliant Roissy au Nord et Marne-la-Vallée au Sud. Aujourd'hui le rond-point des Libertés reprend le rôle de n½ud d'échange au c½ur du Grand Ensemble.
Ce plan d'aménagement incomplet laisse aujourd'hui les deux villes avec un tissu urbain déstructuré et dans une situation d'enclavement problématique malgré l'agrément du lieu en bordure de la forêt de Bondy.
Aux opérations immobilières de copropriétés ont suivi des opérations de promotion privée et de sociétés HLM qui ont achevé de densifier plus particulièrement le territoire de Clichy-sous-Bois. Ainsi, plus de 2500 logements sociaux ont été construits sur le Plateau – Orlyparc et les Bois du temple - ainsi qu'un nombre encore important de logements en copropriétés – la Forestière, le Hameau.
Les difficultés urbaines apparaissent rapidement. Les grandes emprises de logements collectifs privés ou sociaux sont juxtaposées le long des voies principales alors que le reste du territoire garde la structure du tissu pavillonnaire originel. La desserte mais aussi la gestion des espaces extérieurs de ces îlots imposants n'ont pas été véritablement pensées et rendent la compréhension du tissu et de la domanialité très délicate.
La construction de logements sociaux dans les années 80 et 90 s'est maintenue mais avec des programmes de taille beaucoup plus restreinte aussi bien en termes de nombre de logements que de gabarit des bâtiments.
À Clichy-sous-Bois, le tissu pavillonnaire représente environ 20 % du territoire. Seuls deux quartiers ont gardé une trame pavillonnaire : l'un situé aux limites de Livry-Gargan et l'autre aux limites du Raincy.
La trame urbaine s'organise donc autour des grandes emprises de logements collectifs – copropriétés et résidences sociales – et du maillage pavillonnaire traditionnel.
La densification du territoireDate de construction
Copropriétés
 Nombre de logements
Résidences sociales
 Nombre de logements
1954 La Pelouse – 358                 1956 La Lorette - 342             1958  PAMA - 380              1958 Le Bocage - 32   1960 Sévigné - 288           1960 Vallée des anges - 192       1961Chêne pointu A - 873        1962 STAMU 2 - 168 1963La Futaie - 50               1964   1965 Chêne Pointu B - 650             1965 Allée des archers - 40            1967 Le Rouaillier - 180                  1968 Bois de la Couronne - 181                1968 Etang Beauclair - 121               1969 Tour Victor Hugo - 77                         1970 Vieux moulin - 321               1970 Petite montagne - 201               1972 Bois du temple - 711                1973 Résidence du parc - 131                    1973 Les Pommiers - 30        1977 Allende - 129                             1977 Les Cosmonautes - 112                       1980 Le Hameau - 201       1980 Le Hameau - 80                         1980  L'Aqueduc - 303                                     1981 La Dhuys - 108               1981    Le Stade - 83                             1984 Foyer Noiséen - 62                  1985 Bois Barmont - 62             1988 Le Village - 122          1994 Pasteur - 53      1970La   Forestiere   500   http://www.clichy-sous-bois.fr/Habitat-et-cadre-de-vie/Urbanisme/Historique-de-l-urbanisation
           http://www.clichy-sous-bois.fr/Grands-projets      
 
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/la-forestiere-demantelee-18-05-2011-1454769.php
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347 logements sont construits et 340 en cours de construction dans le cadre de la rénovation urbaine à Clichy-sous-Bois, sur un total de 1293 prévus d'ici à 2020.
346 logements réhabilités et 111 en cours de réhabilitation sur un total de 958.
212 logements démolis sur 965 prévus, dont 500 à la Forestière.
 http://www.leparisien.fr/clichy-sous-bois-93390/cles-18-05-2011-1454768.php  ____________________________________________________________________________________

Le projet de rénovation urbaine de Clichy-Montfermeil
Le 17 décembre 2004 a été signée une convention[4] entre l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et l'ensemble des partenaires concernés pour financer le Projet de rénovation urbaine (PRU) du quartier du Plateau situé à cheval sur les villes de Clichy-sous-bois et de Montfermeil.

Ce projet de 500 millions d'euros, l'un des plus importants de la région parisienne, concerne3 700 logements dont
1 398 seront démolis,            1 548 seront construits             921 seront réhabilités             1 353 seront résidentialisés
et permettra la création d'espaces publics et d'équipements. Il permet la transformation d'un nombre importants de logements de copropriétés dégradées en logements sociaux.
.Les objectifs de la rénovation urbaine sont :
.la modification radicale de l'urbanisme et de l'habitat du grand ensemble en diversifiant l'habitat et en construisant des bâtiments à "taille humaine".
.la recomposition du paysage urbain, par la requalification des voiries existantes et la création de nouvelles rues, l'aménagem ent de cheminements paysagers assurant la liaison vers les principaux espaces verts de la communauté d'agglomération  ;
.la requalification générale des équipements et services publics avec l'aménagement de commerces et services publics en pied d'immeubles (requalification des équipements scolaires, création d'une maison de la petite enfance comprenant une crèche de 60 berceaux s'accompagnant de la démolition de la crèche Parouty, création d'un hôtel d'activités polyvalent accueillant notamment les activités textiles antérieurement implantées dans la Tour Utrillo)  ;
Le désenclavement : une des conditions de la réussite de la rénovation urbaine.L'accueil d'un transport en commun en site propre avec le T4, débranchement du tramway T4, permettra de désenclaver les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. Le T4 permettra aux habitants de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil de rejoindre plus rapidement les lignes des RER E (gare de Noisy-le-Sec) et B (gare d'Aulnay-sous-Bois). Le débranchement du T4 desservira les centre-villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil et ira jusqu'à l'hôpital de Montfermeil. Du 1er septembre 2009 au 31 octobre 2009, le projet a été soumis en concertation par le STIF aux habitants des villes de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Livry Gargan, les Pavillons sous Bois et Le Raincy. À l'issue de la concertation, le STIF a retenu les tracés 3 et 4, les deux tracés desservant les centres villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil et permettant de rejoindre les RER E et B.                                                       Le calendrier prévisionnel annoncé par le Stif
fin 2010 : schéma de principes   2011 : enquête publique  fin 2013 : début des travaux   horizon 2015 : mise en service du tram
(source à consulter : www.leT4cheznous.fr      http://fr.wikipedia.org/wiki/Clichy-sous-Bois       
  
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  http://www.93-infos.fr/2011/04/01/blanc-mesnil-montfermeil-le-trafic-de-stup-est-toujours-la
  
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BANLIEUES FRANÇAISES • La haine des oubliés
C'est le titre du reportage très noir que le magazine allemand a consacré à la cité des Bosquets, à Montfermeil, l'un des épicentres des émeutes de 2005.
21.10.2010 | Gero von Randow | Die Zeit
Le nom de cette cité est déjà une ironie en soi : Les Bosquets. En lieu et place de petits bois, on voit des façades d'immeubles lépreuses couvertes de graffitis comme “Fuck la police” ou, plus menaçant, “Mourad balance” – comprendre : “Mourad moucharde à la police”. Partout, des paraboles pour capter les chaînes arabes. Sous un panneau jaune de La Poste, un bloc de béton calciné, autrefois distributeur de billets. Une dépanneuse descend la rue Utrillo. Elle transporte une voiture calcinée. Deux femmes en hidjab font leurs courses. C'est là, ainsi que dans d'autres “quartiers chauds” de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, qu'ont éclaté il y a cinq ans les émeutes qui ont peu à peu embrasé d'autres villes du pays. Ces troubles, qui ont duré vingt-deux jours, ont fini par prendre une allure d'insurrection. La cité des Bosquets appartient à Montfermeil, une commune classée parmi les 751 “zones urbaines sensibles*” du pays, lesquelles se situent en majorité aux abords des grandes villes, dans les banlieues* – 4,4 millions de personnes y vivent. C'est dans ces espaces que Sarkozy veut mener la “guerre contre la criminalité” à laquelle il a appelé cet été [après des émeutes, en juillet, dans la banlieue de Grenoble]. Lorsqu'on visite une cité comme Les Bosquets, sa violence ne saute pas nécessairement aux yeux. Il faut bien regarder pour se rendre compte que certains habitants ne se risquent que rarement dans les cages d'escalier, parce qu'il y a des étages entièrement occupés par des trafiquants de drogue armés. Quant aux ascenseurs, ils sont souvent hors service. D'autres habitants se font terroriser parce qu'ils refusent de cacher de la drogue dans leur appartement. Ou parce qu'ils ont dénoncé un acte de violence à la police. Ou alors ils se terrent chez eux parce qu'ils sont alcooliques et qu'ils sont tout au bas de l'échelle sociale. Ils se font menacer, chasser, agresser. Ce sont les “cas soc'*”, les cas sociaux.

Un terrain neutre pour se bastonner

Dans la cité des Bosquets, ils se traînent le matin jusqu'à cet espace lugubre en marge des blocs de béton qui aurait dû un jour devenir une place. Un espace au croisement de quelques rues, doté d'un supermarché bon à démolir et d'une boucherie halal. En début d'après-midi, le tableau s'anime, la jeunesse arrive. L'ambiance est joyeuse, mais il est tout de même recommandé de changer de trottoir lorsque approche un groupe de jeunes avec ca­pu­ches et casquettes. Puis arrive le moment où il vaut mieux ficher le camp. Lorsqu'on ne voit plus d'aînés. Lorsque le “bizness” commence. Lorsque, sur un toit, un veilleur monte la garde. Lorsque, à l'improviste, une BMW X6 déboule du coin de la rue.

Il vaut mieux ficher le camp aussi lorsque le Centre loisirs jeunes (CLJ) ferme. Ce bunker entouré de barbelés est dirigé par un policier en tenue de sport. Dans le quartier, Pierre Wadoux a déjà vu des enfants traîner dans la rue après minuit. “Il y a des enfants de 8 ans qui s'occupent de leurs cadets”, témoigne-t-il. Plus personne ne s'occupe des jeunes. Luc Bronner, journaliste au quotidien Le Monde [et auteur de La loi du ghetto, enquête dans les banlieues françaises, Calmann-Lévy, 2010]dispose d'un bon réseau dans les banlieues.“Dans les cités, témoigne-t-il, vous ne trouverez quasiment pas un jeune qui ne puisse vous raconter l'histoire d'un proche, d'un voisin ou d'un camarade de classe décédé de mort violente” – lors d'une course-poursuite avec la police, d'une fusillade, d'un vol. Certaines bandes cherchent un terrain neutre pour se bastonner. A Paris, les jeunes bagarreurs ont une prédilection pour Les Halles, en plein centre de la capitale. Ou bien ils se battent avec des supporters de foot racistes, des Blancs, à l'occasion de matchs du PSG. D'autres errent en petites bandes ; ils ne cherchent pas de victimes, ils les trouvent en passant*. Il y a des cas de torture gratuite. Et, si différents que soient ces phénomènes de violence, ils ont un point commun : la haine, ce sentiment qui rend forts ceux qui se savent socialement faibles.

Les réseaux du crime organisé utilisent ces jeunes pour vendre de la drogue, des parfums et des montres de contrefaçon. “Ils en arrivent souvent à des actes violents parce qu'ils se disputent à propos d'argent sale.” Voilà ce que rapporte Daniel Merchat**, ancien commandant de police en banlieue* et actuellement avocat à Bobigny, une ville qui, comme Montfermeil, fait partie du département de la Seine-Saint-Denis. “Plus juteux que la drogue, il y a le commerce des voitures de luxe volées et des cigarettes de contrebande”, précise-t-il. Une économie parallèle, organisée en territoires. Ses acteurs défendent leur espace les uns contre les autres – et tous contre l'Etat.

Cette égalité qui leur est refusée

Les habitants des cités, bien qu'ils soient eux-mêmes affectés par la violence, prennent part à cette défense du territoire contre l'Etat selon une logique perverse : ils se sentent chez eux dans leur quartier, là où personne ne vient les discriminer à cause de leurs origines maghrébines ou africaines. En revanche, les représentants de la République, qui leur promettent l'égalité* et la leur refusent dans les faits, sont à leurs yeux des “sales Blancs”, des “Français de merde”. Et cela vise aussi bien des facteurs, des conducteurs de bus que des gardiens d'immeuble ou des médecins urgentistes : tous ceux qui incarnent une institution, journalistes inclus. Le seul drapeau national qui flotte occasionnellement ici, c'est celui de l'Algérie.

Le soir, lorsque des véhicules de police s'aventurent dans les quartiers chauds, les réverbères s'éteignent parfois ; quelqu'un a coupé un câble. Un CRS fait état de réels guets-apens. “Les pompiers reçoivent un appel signalant une voiture en feu. Mais, comme ils n'osent pas y aller tout seuls, ils nous appellent.” Ainsi, l'Etat débarque sous la forme d'un camion de pompier et de deux cars de police –  et il n'est pas rare qu'il se fasse accueillir par une pluie de caillasses. “Il y a parfois 50, 100 ou même 200 gars qui les attendent dans la rue et sur les toits. Des tuyaux en métal, des explosifs et des cocktails Molotov volent dans tous les sens. De temps en temps, on entend un coup de feu.” Aujourd'hui, les émeutiers vont jusqu'à tirer avec des calibres 7,62 mm, autrement dit des armes de guerre. La plupart de ces jeunes arrivent sur les lieux après avoir reçu un SMS, attirés par la castagne.

Florence Adam, commissaire de police en Seine-Saint-Denis, vient de la lutte antiterroriste. Elle a dû s'adapter du tout au tout. Comment s'y prend-elle pour faire régner l'ordre dans les banlieues ? D'une manière que l'on pourrait qualifier de cyclique. “On y va, ils reculent ; on s'en va, ils reviennent.” Cette femme à la carrure imposante hausse les épaules. Daniel Merchat, l'avocat âgé de 53 ans, est plus explicite : “Ce sont des coups de pub. Nicolas Sarkozy vient de nommer un nouveau préfet en Seine-Saint-Denis : Christian Lambert, un ancien policier [ancien directeur central des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) et ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris]. Avec 500 hommes, il prend d'assaut une tour d'habitation, saisit l'argent et la drogue, procède à des arrestations. Quelques jours plus tard, tout est redevenu comme avant.” Enfin, pas tout à fait... Car, une fois de plus, le gouvernement a fait les grands titres des médias, qui rendent compte de sa guerre contre la criminalité.

Les CRS, eux aussi, parlent de “guerre” et la préparent dans un ancien hippodrome, au sud de Paris. Le premier jour, sur une place à ciel ouvert, des hommes en cuirasse s'entraînent à affronter des manifestants. Un exercice plutôt sportif. Ceux qui jouent les manifestants n'y vont pas de main morte, mais, à tout prendre, les hommes rient et s'amusent bien. Tout a l'air bien rodé, y compris l'utilisation des gaz lacrymogènes. Ensuite, un copieux repas les attend, accompagné d'un bon bordeaux.

Une culture de ghetto

Le lendemain, le tableau est tout autre. Dans les anciennes écuries, les CRS s'entraînent à des interventions en banlieue*, au milieu de forteresses de béton. Le décor est tout aussi décrépi que les vraies cités, “la seule différence, c'est que les bâtiments sont moins élevés”, précise Jean-François. Ce père de famille a peur chaque fois qu'il doit se rendre de nuit en Seine-Saint-Denis. “Je regarde toujours en l'air, explique-t-il. En 2005, on a jeté sur nous des machines à laver depuis le cinquième étage.” Les CRS se battent en groupe et subissent les attaques pour le moins réalistes de leurs formateurs. Ils se repèrent à grand-peine sur ce terrain sans visibilité, vacillent sous le poids de leurs lourds équipements, tripatouillent leur radio en se faisant surprendre par des jets de pierres et, cédant à la nervosité, dispersent leurs gaz lacrymogènes, dont ils prennent l'essentiel dans les yeux. Le sang coule. Plus personne ne rit. “La banlieue, c'est la guérilla”, résume un imposant CRS noir. Il y a lui-même grandi. A la ceinture, il porte une matraque de type tonfa, un pistolet à impulsion électrique (Taser) et un pistolet. A la main, il tient un pistolet à deux canons du type Flash-Ball, une arme “sublétale”, c'est-à-dire qui ne tue pas la victime – à condition que l'on respecte la distance nécessaire.

Daniel Merchat, qui, à la fin de sa carrière dans la police, commandait 200 agents, critique cet armement. “Lorsqu'un policier n'a qu'une matraque et une arme à feu, le seuil de violence est clair. Mais imaginez un jeune homme qui, malgré sa formation, a une putain de trouille – tous les policiers connaissent au moins un collègue gravement blessé. Alors, il est là et il doit aussitôt réagir. Que fera-t-il ? Il choisira l'arme la plus lourde à sa disposition.” Et c'est ainsi que les choses se passent. Dans les hôpitaux de banlieue*, les patients blessés par la police n'ont plus rien d'exceptionnel. Toutefois, comme l'explique le sociologue Didier Lapeyronnie, l'escalade de la violence tient à de multiples facteurs – en particulier aux contrôles d'identité, mais aussi au tutoiement, aux insultes racistes, aux brutalités, aux courses-poursuites avec des jeunes en deux-roues qui ne portent pas de casque. Tout cela attise le feu. Et une culture de ghetto prend forme. La “guerre contre les flics” y figure en bonne place.

Ghetto urbain, ainsi s'intitule l'étude de 625 pages effectuée par Didier Lapeyronnie [éd.  Robert Laffont, 2008] sur cette réalité parallèle de la société française, à partir de l'exemple d'Angoulême. Durant la période d'essor économique qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, des ensembles urbains destinés aux ouvriers français et algériens ont été construits à la périphérie des villes. Ils ont été conçus par des urbanistes et des architectes avant-gardistes, et dotés d'infrastructures urbaines. Certaines barres HLM des Bosquets, par exemple, ont été construites [en 1965] par Le Corbusier, dans l'un de ses derniers projets. Mais, dans les années 1970, les cités ont changé. Les travailleurs blancs sont partis, d'autres immigrés originaires du Maghreb ou d'Afrique noire sont venus les remplacer. C'est typiquement ce qui s'est passé aux Bosquets : d'un côté, des blocs de béton avec les migrants et leurs descendants ; de l'autre, des pavillons où vivent ceux qui ont réussi à partir des tours. Cette classe est majoritairement blanche. Elle ne vote plus communiste, mais à droite, voire à l'extrême droite. Dans les cités*, en revanche, personne ne vote.

Ici, un monde parallèle refermé sur lui-même s'est formé, avec sa langue et ses codes vestimentaires. Beaucoup de jeunes qui vivent en banlieue* parisienne n'ont jamais vu la Seine. Un monde contradictoire, qui protège et qui opprime –  un cocon et une cage à la fois, explique Lapeyronnie. Un monde où le contrôle social est assuré la journée par les mères, à la tombée de la nuit par les “grands frères” ou les chefs de bande. La cité*, où tout le monde se connaît, engendre de la solidarité et, dans le même temps, de la haine contre tous ceux qui appartiennent à la société “officielle”.

Dans ce monde, l'Etat n'est présent que sporadiquement, par exemple lorsque le président s'y rend pour une séance photo. Les policiers de proximité, qui vivaient le plus souvent dans le quartier et assuraient simultanément le rôle de travailleurs sociaux, ont depuis longtemps été supprimés ; le ministre de l'Intérieur qui a signé leur fin, en 2003, s'appelait Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, certes, on monte des unités de policiers retraités qui doivent créer des liens avec les banlieusards*, mais la confiance est perdue. Du reste, le personnel manque. Les touristes qui voient des légions de policiers sur les Champs-Elysées et devant les somptueux bâtiments officiels ne perçoivent qu'un côté de la réalité. De l'autre, il y a des zones à la marge des villes françaises où l'Etat abandonne à eux-mêmes ses citoyens en détresse.

Feu le plan Espoir banlieues

Ah oui, et puis il y a l'école – ou plutôt ce qu'il en reste. Dans les cités*, un cinquième des élèves qui sortent du collège atterrissent dans la rue au lieu d'aller au lycée. Dans quantité de classes, la majorité des élèves ne parlent pas français. Les enseignants ont le plus grand mal à empêcher que leurs cours ne s'achèvent dans le chaos le plus total. Beaucoup d'entre eux préfèrent d'emblée éviter certains sujets trop sensibles comme Israël, la religion ou la contraception. Les banlieues* sont des zones de non-formation. Et de chômage. Un cinquième de la population active y est sans emploi – chez les jeunes, la proportion dépasse même les 50 %. Le tiers des habitants des banlieues vit avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté de 900 euros. Chez les jeunes de moins de 25 ans, la proportion atteint de nouveau 50 %. Mais eux, au moins, peuvent trouver une échappatoire dans l'économie parallèle. Et donner à leur famille un peu d'argent, qui finit souvent dans la poche de propriétaires avides – les HLM ont été privatisées à tour de bras. Bien des familles de sans-papiers (et il y en a beaucoup) vivent en France comme dans le tiers-monde, d'où elles sont issues.

Le plan gouvernemental Espoir banlieues [lancé en 2008], qui promettait du travail, des formations et des logements décents, est resté lettre morte, faute de moyens. La secrétaire d'Etat chargée du projet, Fadela Amara, issue d'une famille d'immigrés, a dû elle-même le reconnaître. Seuls les travaux motivés par des questions de tactique policière seront réalisés conformément au plan initial : des toits sur lesquels on ne pourra plus se poster, des cours intérieures sans angle mort.

Voilà maintenant huit ans que le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a promis de faire des cités* des espaces de vie décents. C'est ainsi qu'il s'est assuré le soutien d'un électorat populaire, avant tout issu des quartiers pavillonnaires voisins des cités. Pourtant, la situation n'a fait qu'empirer. Car l'Etat ne s'attaque ni aux causes ni aux symptômes. Et qui veut croire que le retrait de la nationalité française [annoncé en juillet 2010 par Nicolas Sarkozy, pour certains délinquants d'origine étrangère] pourra faire quelque chose contre l'agressivité dont les cités* sont chargées à bloc ? Dans une “Lettre ouverte à ceux qui ignorent les banlieues” [diffusée en mai 2010 à l'initiative du maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain], les maires de banlieues* parisiennes ont averti que des émeutes comme celles de 2005 pouvaient de nouveau éclater. “A l'époque, l'Etat était parvenu à endiguer la violence, commente Daniel Merchat. Aujourd'hui, je n'y mettrais pas ma main à couper.”
Note :* En français dans le texte. ** Daniel Merchat a notamment assuré la défense des deux policiers mis en cause dans la mort de Zyed et Bouna, en 2005, à Clichy-sous-Bois.
  http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/21/la-haine-des-oublies
 
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#Posté le samedi 11 juin 2011 11:40

Modifié le dimanche 04 décembre 2011 06:15

Les 4000 . La Courneuve . Seine St Denis (93)

Seine St Denis (93)
Les 4000 . La Courneuve

Les    4000    .   La   Courneuve    .      Seine St Denis (93)Les    4000    .   La   Courneuve    .      Seine St Denis (93)Les    4000    .   La   Courneuve    .      Seine St Denis (93)Les    4000    .   La   Courneuve    .      Seine St Denis (93)
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France / Politique -               Article publié le : vendredi 17 juin 2011 - Dernière modification le : vendredi 17 juin 2011
Pour Marine Le Pen et le FN, Nicolas Sarkozy a échoué sur la sécurité        
Par RFI
Le Front national a lancé un cercle de réflexion, le club «Idées Nation», qui a organisé jeudi 16 juin 2011, son premier colloque sur le thème de «la République face aux zones de non-droit». Un colloque dont Marine Le Pen a prononcé le discours de clôture. Un discours offensif visant à dénoncer l'échec de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy.
La sécurité, c'est le créneau du Front national, celui sur lequel Marine Le Pen espère bien marquer des points face à Nicolas Sarkozy
La stratégie de Marine Le Pen est claire : dénoncer le bilan et les promesses non tenues de l'ancien ministre de l'Intérieur devenu président de la République. Notamment sur la question des quartiers sensibles...

... en juin 2005, le ministre de l'Intérieur de l'époque, déjà en campagne pour l'élection présidentielle, promettait à des habitants désabusés de nettoyer les cités au karcher. Nicolas Sarkozy avait prononcé ces mots très forts dans la cité des 4000 à la Courneuve... la fable du karcher c'est l'histoire de l'échec d'un homme...Écouter (01:15)         http://www.rfi.fr/france/20110617-marine-le-pen-le-fn-nicolas-sarkozy-echoue-securite                       Écouter (01:15)                                           17/06/2011 par Valérie Gas
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Ces quartiers « sensibles » que personne ne voit
Tefy Andriamanana - Marianne | Vendredi 10 Juin 2011 à 18:15 | Lu 6323 fois
Où sont les quartiers dits « sensibles », ces « zones de non-droit », tant vantées dans les médias ? Nul ne sait. Et les chiffres qui circulent sont tous différents. Comme si la relégation d'une partie de la population n'était pas une chose sérieuse. (Dessin : Louison)

Le titre est accrocheur : « 40 quartiers aux mains des voyous ». Mercredi, France Soir a fait sa Une les quartiers les plus en proie à la violence. L'actualité récente que ce soit à Sevran ou à Corbeil-Essonnes a remis une énième fois la question des banlieues sur la table. La droite, Claude Guéant en tête, a d'ailleurs bien compris le bon filon en vue de 2012. Nicolas Sarkozy lui-même, de son Kärcher contre la cité des 4000 à La Courneuve à la nomination de son chouchou Christian Lambert comme préfet de Seine-saint-Denis, en passant par sa sortie sur les « racailles » sur la dalle d'Argenteuil, a voulu se faire passer pour l'homme qui rétablirait la paix dans les banlieues. Au vu de toutes ces gesticulations, on pourrait s'attendre à ce que les autorités aient une liste précise de ces « quartiers où la police ne va plus » afin d'apporter des réponses ciblées à la délinquance.

Mais ce n'est pas le cas. Les derniers chiffres plus ou moins officiels n'ont rien à voir avec les 40 quartiers de France Soir. En juillet 2004, Le Monde avait révélé que les Renseignements Généraux avaient noté que sur 630 « quartiers sensibles » suivis en raison de leur niveau de délinquance « plus de 300 présentent des signes de repli communautaire plus ou moins prononcés ». Un calcul basé notamment sur le port de signes religieux, la diversité ethnique et la pratique du français parmi les enfants primo-arrivants. En janvier 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait dévoilé une liste de 23 quartiers ou villes « exposés de façon récurrente aux violences urbaines ».

(Photo : Marianne2)
En mars 1999, une note des RG listait 174 quartiers « où des violences plus ou moins graves, plus ou moins préméditées, contre la personne des policiers » avaient eu lieu pendant l'année. Pour leur travail, les RG se basaient sur une échelle de violence sur huit degrés créée en 1991 par la commissaire Lucienne Bui-Trong, qui a créé et dirigé la section « Ville et banlieue » au sein du service de 1990 à 2000. En 2006, lors d'un colloque à l'IEP de Paris, la commissaire affirmait : « En octobre 2000, on dénombrait 909 points chauds ayant connu la violence urbaine au cours des mois précédents, parmi lesquels 161 connaissaient des violences antipolicières ». Bref, les chiffres qui circulent n'ont aucun rapport les uns avec les autres, preuve de la faille du système. 

Pas de chiffres récents
Pire, ces chiffres sont anciens, comme si la délinquance était monolithique. Le problème est que faire de telles listes est un sujet sensible voire tabou : les élus, les habitants n'ont pas forcément envie que l'on stigmatise leur quartier. Alors, on fait comme si les rues étaient aussi sûres à Saint-Germain-des-près qu'aux Tarterêts, quitte à avancer ensuite à l'aveuglette. L'insécurité dans certains quartiers de France est donc bien plus que le résultat d'une incompétence, c'est le résultat d'une ignorance. 

D'ailleurs, pour faire son enquête, France Soir a dû effectuer son propre calcul, faute de données pertinentes.  Pour arriver à sa liste de 40 quartiers, le quotidien a dû additionner des carottes et des navets. Le quotidien a utilisé d'une part la liste des 751 Zones urbaines sensibles et celle des 215 « quartiers prioritaires » du programme Espoir Banlieues, deux listes établies sur des critères sociaux et non de délinquance. Vivre dans un quartier pauvre ne veut pas forcément dire vivre dans un quartier en proie à la délinquance. Le monde rural ou péri-urbain en est l'exemple. La politique de zonage, point central et controversé de la politique de la Ville à la française, ne s'attaque donc qu'à une partie des problèmes.

Les autres données de départ de France Soir ont plus à voir avec la sécurité. Notamment avec les 30 quartiers dotés d'une Brigade spécialisée de terrain, mais leur implantation a été plus faite en raison de faits divers médiatiques et surtout des relations entre les élus et le gouvernement qu'à partir d'une évaluation sérieuse de la délinquance micro-locale. Dernière liste utilisée par France Soir : celle des « postes très difficiles » définie par le ministère de l'Intérieur pour les commissaires, être nommé à un de ces postes permet de toucher des primes supplémentaires. Mais cette liste définit des postes au niveau de villes ou d'arrondissements de Paris et comprend aussi des postes qui n'ont rien à voir avec la sécurité urbaine comme au renseignement intérieur ou l'anti-terrorisme. Comme preuve de son imprécision, la liste de France Soir ne comprend aucune cité de Sevran malgré la triste réputation de la ville.


Sujet tabou   D'autres chiffres circulent pour autant, notamment issus d'enquêtes journalistiques, de travaux de recherches ou d'estimations policières et ils sont tout aussi divers et anciens. Des données citées par Vincent Trémolet de Villers, aujourd'hui rédacteur en chef adjoint du Figaro hors-série, dans son mémoire « 'Les zones de non-droit' dans la République Française, mythe ou réalité ? », datant de 2002 et dirigé par les criminologues Xavier Raufer et François Haut. Il cite notamment des chiffres donnés en 2002 par Olivier Foll, ex-patron de la PJ, qui parlait de « 834 zones de non- droit ». En 1995, le Syndicat des Commissaires de la Police nationale parlait lui de 130 « cités interdites ».  De même, en février 1999, Le Parisien avait listé les 84 « cités interdites en Ile-de- France ». 


Vincent Trémolet de Villiers se base aussi sur les travaux de 2001 d'Alain Bauer et Xavier Raufer pour lister 19 quartiers « en état de sécession quasi-permanente, c'est à dire où, à aucun moment de la journée, la police, les pompiers ou même un livreur de pizzas ne peuvent entrer sans risquer de se faire agresser ». D'autres chiffres policiers ou journalistiques, et tout aussi divers, sont cités par le mémoire en question. Et aucune de ces données ne se rapproche des 40 quartiers de France soir ou des 23 quartiers de Sarkozy. Tout le monde parle des « quartiers sensibles » mais personne ne sait où ils se trouvent. Comme s'ils étaient une sorte de légende, au mépris des personnes qui y vivent réellement 

Un accroc  : il n'y a plus vraiment de définition claire de ce qu'est un « quartier sensible » : niveau de délinquance requis, victimes (riverains, fonctionnaires) prises en compte... Même au plus haut, on est conscient de cette faille. « Personne n'a jamais fait de liste de ces quartiers de manière scientifique », déplore d'ailleurs Alain Bauer, président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, joint par Marianne2. Et si l'ONDRP peut cartographier la délinquance par département, elle ne peut le faire par quartiers, faut d'informations des forces de l'ordre. La faute à qui ? Au départ, c'était les Renseignements généraux qui devaient informer les autorités sur les violences urbaines. En juillet 2008, ils ont été démantelés et intégrés avec la DST dans la DCRI. Les fonctionnaires chargés du renseignement sur les banlieues ont alors rejoint la Sous-direction de l'information générale au sein la Direction Centrale de la sécurité publique.

Faille du renseignement
Mais ce service est vite devenu le parent pauvre du renseignement. Marianne avait déjà noté que le nombre de fonctionnaires en charge du renseignement sur l'ordre public est passé de 3 500 en 2007 à 1 700 aujourd'hui. Le malaise est tel quel que le patron de la SDIG, Serge Guillen a démissioné en octobre dernier. Il a fallu la mort d'un garçon de 16 ans à Marseille pour que Brice Hortefeux envoie cinq policiers supplémentaires de la SDIG dans la cité phocéenne. Pour ne rien arranger, la SDIG devra faire travailler ensemble policiers et gendarmes, ces derniers craignant déjà de disparaître au profit de la police. Au niveau départemental, les services d'information générale sont d'ailleurs censés accueillir un militaire. A Mayotte et dans la Nièvre, c'est même un gendarme qui commande ce service.

Certains esprits mal placés verraient dans cette faille du renseignement d'Etat un marché potentiel pour Alain Bauer, qui possède son propre cabinet AB associates, spécialisé notamment dans l'analyse de la délinquance. Ce dernier dément pourtant tout conflit d'intérêt entre ses missions publiques et privées : « Depuis que je suis devenu président de l'ONDRP en 2003, je m'interdis tout travail avec les communes ».

Pour décider où il faut plus de policiers, le ministère de l'Intérieur n'a plus alors qu'une solution : ouvrir les journaux. Lors de faits divers graves et médiatiques, le ministère promet toujours plus de moyens et envoie des cars de CRS pour quelques temps histoire de calmer les esprits. Comme à Marseille, Sevran, Asnières ou Gennevilliers. Faute de renseignements précis, le gouvernement ne fait que réagir au coup par coup ou agiter des solutions factices comme les patrouilleurs. Désormais, les spécialistes de la délinquance les plus écoutés par l'Elysée n'ont plus une carte de police mais une carte de presse.    A   LIRE   AUSSI    Délinquance des mineurs : l'échec majeur de Nicolas Sarkozy          Le cannabis, un commerce comme un autre ?      Premier colloque du FN : un Collard sinon rien ?      http://www.marianne2.fr/Ces-quartiers-sensibles-que-personne-ne-voit_a207156.html             
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Drogue: interpellation près de Paris
AFP                    19/06/2011 | Mise à jour : 18:47 Réactions (21)
Un homme soupçonné d'être un important trafiquant de drogue a été interpellé jeudi à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) par le service départemental de la police judiciaire (SDPJ), a-t-on appris aujourd'hui de sources proches de l'enquête.

Selon les premiers éléments, l'homme interpellé serait à la tête d'un réseau de trafic de drogue de dimension internationale, a-t-on appris de mêmes sources. L'enquête a été confiée à la brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris.  http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/19/97001-20110619FILWWW00153-drogue-interpellation-pres-de-paris.php


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1964 | Représentation dans les médias     La Courneuve livrée aux voyous
Extrait d'un article d'un quotidien national
 Il y a peut être un quatrième blessé [...] après l'échauffourée entre jeunes gens le 11 septembre à La Courneuve. [...] La cité des 4000 logements est neuve, confortable et bien conçue. Mais, alors, qu'est-ce que ne va pas ? Pourtant, c'est un bel ensemble architectural que cette cité des 4000 logements à La Courneuve : il y a des immeubles de quinze étages et des tours de vingt-cinq étages. Cela à la porte de Paris, dans un secteur d'usines et d'ateliers. Quand tout sera fini, cela fera une population de 20 000 à 25 000 personnes qui doublera la population de la commune. On a commencé à occuper les premiers des 4000 logements en mai 1963. Il y a eu beaucoup de rapatriés d'Algérie qui avaient pourri pendant des mois dans de sordides centres d'hébergements. On les a installé là. C'était urgent. Ils ont trouvé de bons logements confortables, avec salle-de-bain et vide-ordures. Les gosses ont fait ce qu'ils ont pu pour s'acclimater dans cette cité verticale. Ils en avaient vu de toutes les couleurs avant d'arriver là. Et puis les autres locataires sont arrivés. Pour les jeunes, il y a eu l'école ou le travail. Pour beaucoup d'autres, cette période critique qui se situe entre la fin de l'école et le commencement du travail, et qui peut durer des mois, un an ou plus. Et puis les jeunes des environs de Saint-Denis, de Stains, de Drancy, d'Aubervilliers, de Saint-Ouen, sont venus en armada de cyclomoteurs voir ce qui se passait à la cité des 4000 logements de La Courneuve. [...] Alors, dans cette cité ultra-moderne on vit comme au Far-West : il y a des gardiens dans chaque groupe d'immeubles. Ils ne sont pas armés. Cela vaut peut être mieux. [...] V½u des locataires des 4000 logements : un poste de police dans la cité V½u des jeunes de la cité : être heureux. Mais ils ne savent pas comment. »[...] .... »
On attend le tramway 25 ans  Extrait d'entretien   Paul Chemetov, architecte   Lauréat du concours du quartier de la tour (1996)
Rappelons aussi qu'à La Courneuve 4000 logements donc, au départ pas loin de 20.000 habitants, ensuite 16.000, le transport arrive plus de vingt cinq ans plus tard, en '84, 1984-1992. Le tramway est lancé en '84, il arrive en '92 et c'est dès '64, qu'on l'attend, donc 25 ans ! Il y a la gare d'Aubervilliers – La Courneuve mais qui ne concerne que l'extrémité de La Courneuve Sud, des 4000 sud, mais les 4000 nord ils ne sont nulle part.

Histoire du quartier (4) – L'évolution de la cité en images
Dans le premier, le deuxième et le troisième épisodes de l'histoire du quartier, nous sommes longuement revenues sur l'évolution de la cité des 4000. Au gré des constructions et des destructions, son visage a constamment été modifié, rendant difficile la ... Continuer la lecture →                        
                                        

 7 minutes chrono
La cité des 4000, à La Courneuve, est l'une des plus connues de France et ce, depuis sa construction. Lancés en 1956, les
La cité des 4000, à La Courneuve, est l'une des plus connues de France et ce, depuis sa construction. Lancés en 1956, les travaux furent achevés en 1962 : on n'avait jamais vu un si grand nombre de logements construits en si peu de temps. Même s'il n'y eut jamais exactement 4000 appartements, c'est le chiffre qui fut retenu pour la désigner.
Etonnant pour une cité si célèbre, de voir combien peu de gens, hors de la Seine-Saint-Denis, savent que La Courneuve n'est pas si lointaine ni si difficile d'accès. Un matin, alors que nous partons de Paris pour nous y rendre, une amie nous dit : "ouh là, mes pauvres, vous devez mettre deux heures à chaque fois, non ?" Eh bien non, La Courneuve, c'est au bout de la ligne 7 du métro parisien, quatre stations de la porte de La Villette. Pour arriver plus près des 4000, mieux vaut encore prendre le RER B : deux stations de Gare du Nord, seulement 7 minutes.
7 minutes et un ticket à 2,25 euros séparent donc Paris des 4000. Pas vraiment ce qu'on appelle le bout du monde...
La barre "Balzac" est d'ailleurs bien visible depuis le RER. Mais plus pour longtemps. Elle doit être démolie à la fin de l'année, peut-être au début de l'année prochaine. Dernière étape du projet de rénovation urbaine qui a totalement transformé cette partie des 4000, ces dix dernières années. Les 4000 forment en fait deux quartiers bien distincts, séparés par l'impressionnant carrefour des Six-routes où se croisent deux nationales et le tramway.                                 Nous sommes donc ici dans ce qu'on appelle les 4000-sud, le quartier le plus transformé. Avant Balzac, ce furent en effet Debussy (1986), Renoir (2000), Ravel et Presov (2004) qui disparurent. Mais il reste encore deux grands témoins des années soixante : la barre du Mail Maurice de Fontenay dite "le Mail", et une grande tour centrale de 26 étages, dite "la Tour". C'est là qu'habite Annie, 63 ans, la première à nous ouvrir sa porte début avril...travaux furent achevés en 1962 : on n'avait jamais vu un si grand nombre de logements construits ... http://lacourneuve.blog.lemonde.fr/2010/06/14/7-minutes-chrono/
_____________________________________________________________________________________       Article détaillé : cité des 4000.

La cité des Quatre Mille logements est la principale cité de la Courneuve et souvent l'étendard des cités de France, car très proche de Paris et dans un état qui fut particulièrement délabré. La construction de la cité des Quatre Mille a commencé en mars 1956, sur les plans des architectes Clément Tambuté et Henri Delacroix, et a duré plus de 10 ans. Ces logements dépendent alors de l'Office HLM de la Ville de Paris[5]. La cité, encore alors très bien entretenue et vivante, sert de cadre au film de Jean-Luc Godard Deux ou trois choses que je sais d'elle, sorti en 1967, où il critique sa conception : « L'aménagement de la région parisienne va permettre au gouvernement de poursuivre plus facilement sa politique de classe... Et au grand monopole d'en orienter l'économie, sans trop tenir compte des besoins et de l'aspiration à une vie meilleure de ses huit millions d'habitants » dit-il en voix off, très critique à l'égard de la politique de construction des grands ensembles et des nouveaux modes de vie et de consommation induits, qu'il juge aliénants[6].
En 1971, selon le décompte de la police, la cité des Quatre Mille compte : 17 000 habitants dont 10 800 d'origine métropolitaine, 5 500 rapatriés d'Afrique du nord dont 2 800 Juifs, 500 Nord-Africains et 200 étrangers de nationalités diverses[7].
Cette situation a profondément évolué, avec le temps, notamment parce que la cité est restée gérée fort longtemps par l'Office HLM de la Ville de Paris qui pratiquait sur place une politique d'attribution de logements destinée à regrouper en banlieue des familles et des populations dont la mairie de Paris voulait se débarrasser. La plus grande partie des habitants du grand ensemble a, dès le début des années 1970, été confrontée à des difficultés sociales et financières importantes, subissant de plein fouet les effets de la désindustrialisation de la banlieue Nord de Paris[8].
La Cité est marquée en 1983 par le drame de la mort du jeune Toufik, abattu par un voisin irascible. Cet acte amène la visite à La Courneuve du Président de la République François Mitterrand. Ce n'est qu'en 1984 que la Ville de Paris cède à La Courneuve la cité des Quatre Mille, permettant ainsi la réappropriation par la municipalité de ce quartier.
Le 18 février 1986, la réhabilitation du quartier des Quatre Mille débute par l'implosion de la barre Debussy, remplacée par les logements de l'Orme seul[9]. Cet évènement, emblématique de la mise en ½uvre de la politique de la ville dans les années 1980 (prolongée dans le cadre du programme national de rénovation urbaine) a donné le coup d'envoi d'une vaste opération de requalification urbaine, marquée par la destruction d'autres barres de logements (immeubles Renoir, Ravel, Présov, petit Balzac, puis en 2010 Balzac) et le développement de batailles permanentes pour mettre en ½uvre une politique cohérente de rénovation urbaine.
Comme d'autres sites prioritaires de la politique de la ville, La Courneuve a souffert de l'insuffisance des crédits d'État en matière de rénovation urbaine, qui s'ajoutant aux difficultés financières de l'Office municipal HLM (dissout en 2005), ont entraîné des retards dans la construction de nouveaux logements locatifs sociaux sur les sites libérés par la destruction des barres. Durant la décennie 2000, le quartier commence une transformation dans la foulée des Grands Projets de Ville définis par Claude Bartolone et le gouvernement Jospin, prolongés par le soutien de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) fondée par Jean-Louis Borloo, avec le fort soutien des crédits de la région Île-de-France, du conseil général de la Seine-Saint-Denis et de l'Union européenne[10].
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'est rendu les 20 et 29 juin 2005 dans la cité des 4000 après la mort du jeune Sidi Ahmed, 11 ans, mortellement touché devant la barre Balzac le 19 juin 2005 par une balle perdue alors qu'il venait de nettoyer la voiture de son père. Les auteurs des faits ont été jugés en octobre 2008[11]. Au pied de l'immeuble où l'enfant a trouvé la mort, l'attendaient deux cents personnes, dont de nombreux jeunes qui l'on apostrophé sur leurs conditions de vie dans la cité. « On veut sortir d'ici, on est Français, on veut que nos enfants vivent comme des Français », a lancé une mère de famille. Nicolas Sarkozy a alors répondu qu'il était venu pour « bien montrer que l'on va donner les moyens utiles ». « Les voyous vont disparaître ; je mettrai les effectifs qu'il faut mais on nettoiera la Cité des Quatre Mille », a-t-il déclaré[12]. L'insécurité demeurera.
Devant être détruite en 2010, la barre Balzac est vidée de ses habitants dans un climat de tension provoqué par les trafiquants de drogue qui craignent de perdre leur territoire[5].

La Cité des 4000 à La Courneuve en 1982                                     VIDEO
30 janvier 1982      (Fiche média : 01128)              Contexte historique
A partir de 1958, de nombreux grands ensembles sont bâtis en France de manière à encadrer la croissance anarchique de la banlieue, surtout parisienne. Ils répondent à des impératifs d'urgence - il faut construire vite - et de masse - il faut construire beaucoup pour loger une population souffrant encore de la lenteur de la reconstruction de l'après-guerre.
Ces grands ensembles (les Biscottes à Lille, la Grande Borne à Grigny ou les Minguettes à Vénissieux) s'édifient de la sorte autour de barres et de tours, dans une organisation orthogonale, à la régularité monotone et aux très importantes dimensions : une barre au Haut-du-Lièvre à Nancy atteint 402 mètres de long. La Cité des 4000 à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, appartient, elle, aux 153 grands ensembles édifiés dans la seule région parisienne. Débutée en mars 1956, sa construction s'achève en 1964. Viennent y loger des milliers d'habitants que Paris ne peut plus héberger. Les 4000, que le présent reportage qualifie "d'un des plus beaux fleurons de l'urbanisme populaire de la Ve République" en raison du gigantisme de ses barres HLM, accueille une population homogène de locataires jeunes dans des trois ou quatre pièces tous semblables.
Si dans un premier temps, ces grands ensembles permettent l'accès de très nombreux Français au confort moderne, ils connaissent une très rapide dégradation et sont de plus en plus touchés par la ségrégation sociale. L'Etat et les municipalités, qui en prennent conscience au début des années 1980, amorcent dès lors une politique de rénovation et de réaménagement de ces quartiers de banlieue. C'est le cas de la Cité des 4000 dont on détruit la barre Debussy en 1986, dans le but de désenclaver le quartier par rapport au reste de la ville de La Courneuve. En 2000, la barre Renoir, est elle aussi détruite, de même qu'en 2004 les barres jumelles Ravel et Presov.
Éclairage média
Ce reportage des actualités régionales de FR3 Ile-de-France consacré au projet de réaménagement de la Cité des 4000 de La Courneuve met surtout en valeur les barres d'immeubles qui la composent. Dès le début du sujet, un long travelling présente l'une d'entre elles : la barre semble interminable et très élevée, précisément semblable à une barrière l'isolant du reste de la ville. Impression accrue par le commentaire qui estime que ces "immeubles barrent l'horizon".
Tout au long du reportage, de nombreux plans insistent sur l'organisation géométrique si particulière de cet ensemble gigantesque. Un couple habitant la Cité, de même que le représentant des associations de locataires, livrent leur témoignage sur la dégradation des conditions d'habitation aux 4000. Leur intervention devant la caméra ainsi que quelques images d'enfants donnent un peu de vie à cette Cité qui, telle qu'elle est filmée, en semble dépourvue. Ils mettent en avant leur situation quasiment carcérale au sein de la Cité. Le reportage insiste justement sur les projets de la municipalité de La Courneuve pour y remédier et transformer la Cité des 4000 : on voit ainsi les maquettes proposées par les architectes ayant participé à un concours, et l'architecte sélectionné pour la rénovation est interrogé.
Transcription   Robert Tixier-Guichard
La cité des 4000 à la Courneuve, un classique dans le genre de Metropolis, de Frizlang ou plutôt l'un des plus beaux fleurons de l'urbanisme populaire de la Vème République. Trop hauts, trop longs, ces immeubles barrent l'horizon. Citée énorme, monstrueuse, les 4000 défigure toute la ville de la Courneuve. C'est pour cette raison qu'après un concours organisé par la municipalité, on a choisit entre 7 projets, celui qui changerait la Courneuve tout en restant ouvert et souple. Mais rien ne sera fait sans consultation des habitants.
Bernard Maurice
Cette rénovation se fera avec eux et pour eux. Et par exemple, le 27 février, un référendum va être organisé dans la citée sur la rénovation et d'autres objectifs d'action pour les locataires. On a installé une école au pied des barres du logement, je suis convaincu moi que les enfants issus de ces barres sont plus pauvres à revenu égal que dans une ville où la vie pénètre, qu'à Paris par exemple. Parce que les enfants vont à l'école aux pieds de leurs barres et de l'école ils voient la barre et de la barre ils voient l'école. C'est plus un ghetto de la misère que de l'émigration.  Journaliste
C'est difficile de vivre dans cette cité ?   Claude Chapelain
Difficile, difficultés de contact, difficultés parce qu'on reste bloqués dans la cité, on est enfermé, on sort très peu de la cité, personne ne vient nous voir.        Robert Tixier-Guichard
Ces logements ont été construits entre 1960 et 1964, près de la moitié des habitants de la Courneuve vivent au 4000. Aussi les projets des architectes Lainé, Gulgonen et Douaire concernent toute la ville. L'idée principale est de permettre une interpénétration de la Courneuve et des 4000. 2000 logements seront réhabilités, 150 seront démolis.      Pierre Douaire
Il est envisagé de démolir ces 2 immeubles pour deux séries de raisons. L'une qui tient à l'architecture proprement dite, on se rend compte de la tristesse de ses façades, au fait qu'il y a de multiples dégradations dans ces immeubles. Autour d'une cage d'escalier, il y a parfois 250 qui y habitent. La deuxième série de raisons, c'est pour des raisons urbaines. Ces deux immeubles ont un effet de barrière, notamment avec la gare et au-delà avec le centre ville. Une fois ces immeubles détruits, ça permet de dégager un potentiel important, pour reconstituer un véritable quartier, qui lui aura des liaisons claires et nettes avec la gare et avec le centre ville.Journaliste
Est-ce que vous avez envie de rester ou vous avez envie de quitter les 4000 ?     Claudette Chapelain
Moi, c'est-à-dire que si la cité reste telle qu'elle est, qu'elle se dégrade au fur à mesure, comme ça se dégrade actuellement, non j'en ai pas envie mais comme on parle de la rénovation peut-être que là oui, je resterai sinon...       Robert Tixier-Guichard
La cité des 4000 fait partie des 22 îlots sensibles dans lesquels une action multiforme va être entreprise. Elle concernera donc l'habitat mais aussi la sécurité, l'animation et la formation professionnelle. Quelle sera le visage de la Courneuve en 2001, on sent bien que l'échec serait dramatique.   http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu01128/la-cite-des-4000-a-la-courneuve-en-1982.html
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#Posté le samedi 11 juin 2011 12:29

Modifié le dimanche 04 décembre 2011 05:58

Les Francs Moisins , Bel Air . Saint-DenisSeine St Denis (93)

Seine St Denis (93)
Les Francs Moisins, Bel Air . Saint-Denis

Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
       Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)Les   Francs   Moisins ,  Bel  Air .              Saint-DenisSeine     St Denis (93)
http://cites93200saintdenis.skyrock.com/



LE                  QUARTIER                FRANC MOISIN - BEL AIR                               
Le quartier en bref
Nombre d'habitants : 10 189 (recensement 2006)
Au nord, le quartier Bel Air est essentiellement constitué d'habitat ancien, tandis que celui du Franc-Moisin, au sud, se compose d'un grand ensemble de logements sociaux construits à la fin des années 1960 pour résorber le bidonville du même nom.
La construction de la cité Franc Moisin participe du mouvement global d'urbanisation qui va occuper à Saint Denis, l'ensemble des terrains maraîchers, militaires disponibles au delà des limites du centre ville historique. Elle est destinée à répondre à la pénurie générale de logements rencontrée dans cette période de croissance.
L'aggravation du contexte social et économique va placer le Franc Moisin au c½ur des priorités municipales, un peu plus de dix années après l'achèvement de la cité.

Dans le cadre de la démarche « projet de quartier », une première équipe de maîtrise d'½uvre urbaine et sociale est mise en place à Franc Moisin Bel Air en 1986. Elle est chargée d'élaborer et de mettre en ½uvre un projet global de développement pour ce territoire, affirmant la volonté de rompre avec le morcellement et l'absence de cohérence des interventions publiques.

Inscrit ensuite dans les diverses procédures de la politique de la Ville (Convention de Développement Social du Quartier : 1990-1994 – Grand Projet Urbain puis Grand Projet de Ville et contrats de ville : 1995-2001/2001-2006) le quartier Franc Moisin Bel Air, classé en Zone Urbaine Sensible va bénéficier durant les années 90, d'un investissement public important (150 millions de Francs) et d'une intervention continue jusqu'à son inscription actuelle dans le dossier présenté par la Ville à l'Agence de Rénovation Urbaine.    

Ensemble de 5000 logements , Saint-Denis (1964-66).         .      EN            2011                              ENVIRON         14 000    HABITANTS         
http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/albums-photos/index.php?dossier=75&article=11525&page=2&photo=17                                                       http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/albums-photos/index.php?dossier=75&article=11525&page=2&photo=18     

                
Du bidonville au logement décent : la Cité des Francs-Moisins à Saint-Denis
Pour tenter d'en terminer avec la stigmatisation et les idées reçues concernant les grands ensembles, souvent à juste titre d'ailleurs, il est peut-être utile de rappeler quelques faits. Souvenirs pour les anciens, découvertes pour les plus jeunes, le Franc-Moisin n'a pas toujours été la cité en rénovation que nous connaissons aujourd'hui mais l'un des plus grands bidonvilles de la région parisienne.
Les bidonvilles se multiplient en Seine-Saint-Denis
L'histoire des bidonvilles appartient à celle du « mal-logement » ouvrier dont les hygiénistes prennent conscience au XIXe siècle. Dès le début des migrations étrangères du XXe siècle, les étrangers s'installent dans des quartiers dégradés qui, progressivement, se transforment en ce que l'on nommera plus tard des « bidonvilles ». Le terme, né en Afrique du Nord, s'applique à des ensembles de baraques et d'habitations précaires où vivent des travailleurs pauvres. Les Espagnols s'installent dans le bidonville du Cornillon, à Saint-Denis, mais aussi à Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin, La Courneuve, Drancy, le Blanc-Mesnil. Ces quartiers prennent le nom de « villages nègres ». Au Franc-Moisin, à Saint-Denis, les habitants eux-mêmes nomment leur rassemblement le « quartier chinois ». Italiens, Polonais et Portugais sont aussi présents dans le nord-est parisien mais ne créent pas, comme les Espagnols, des quartiers à l'identité aussi profondément marquée. Quant aux Nord-Africains, les « Français musulmans d'Algérie », célibataires dans un premier temps, très présents à Aubervilliers, Saint-Denis et Saint-Ouen, ils s'entassent plutôt dans les hôtels meublés.
Après la Seconde Guerre mondiale, le bidonville est perçu comme une extension transitoire de la crise aiguë du logement qui sévit alors. L'appel de l'abbé Pierre, en 1954, amplifie le phénomène car, parallèlement à l'élan de solidarité, il déclenche un afflux de mal-logé vers la région parisienne. D'autant que la reprise économique provoque l'arrivée massive de travailleurs algériens. À Saint-Denis, La Courneuve, Montreuil et Aubervilliers, les Espagnols, Portugais et Nord-Africains se détournent des hôtels surpeuplés et s'installent dans les « quartiers nègres ou chinois ». À Saint-Denis, les sites du chemin du Cornillon, de la rue du Landy, des Francs-Moisins et du Chemin de Marville accueillent les nouveaux arrivants, tandis qu'à Aubervilliers, ils s'installent majoritairement sur le chemin de halage du canal Saint-Denis. À La Courneuve, la Campa, près du vieux chemin de Stains, intègre Gitans andalous et Tsiganes.
En 1956, pour tenter de résoudre le problème, le gouvernement crée la Société nationale de construction pour les travailleurs algériens (Sonacotral). Malgré la bonne volonté sociale de cet organisme, il devient rapidement un outil efficace d'encadrement des Français musulmans d'Algérie par le ministère de l'Intérieur. L'immigration algérienne s'amplifie et la résorption des bidonvilles est d'autant plus difficile que la Sonacotral souffre du manque de solidarité des Offices HLM, là où la crise sévit. Avec l'indépendance algérienne, en 1962, la Sonacotral perd à la fois sa spécificité envers les travailleurs algériens et son « l » final pour devenir la Sonacotra.
 
Les Francs-Moisins, l'un des bidonvilles les plus importants de France
Dans les années soixante, le site des Francs-Moisins s'impose comme celui de l'immigration portugaise après la suppression du bidonville de Champigny-sur-Marne tandis que les Algériens de Nanterre se tournent vers la Campa. En 1968, le bidonville des Francs-Moisins regroupe plus de 5000 personnes et se classe au début des années 1970 parmi les plus importants de France. Plusieurs années se sont écoulées entre la « découverte », entre 1962 et 1964, de la réalité des bidonvilles dionysiens, les premiers grands incendies du printemps 1967 et celui survenu dans la nuit du 15 juin 1970 qui ravage le bidonville du Franc-Moisin, faisant plus de 600 sinistrés.
Cette tragédie oblige l'action publique à se focaliser sur le cas du Franc-Moisin. L'opération menée sur ses terrains consiste en la construction d'un ensemble de logements HLM complété par d'autres constructions sur des terrains que l'Office HLM de Saint-Denis s'est procuré en partenariat avec la Logirep, filiale de la Sonacotra. Désormais, les habitants des bidonvilles sont moins déconsidérés par les municipalités qui organisent le transport scolaire gratuit, restauration et colonies de vacances, alphabétisation, installation de boîtes à lettres et ramassage des ordures et ce, malgré des riverains partagés entre rejet et solidarité.
Dès 1968, la Sonacotra édifie une cité de transit tout près du bidonville afin d'abriter les occupants sur le terrain duquel les premières constructions de logements s'élèvent. L'opération est d'autant plus complexe qu'une fois lancée, des familles continuent d'affluer dans le bidonville qui demeure le pôle d'attraction principal des travailleurs portugais en région parisienne.
L'action s'accélère lorsqu'en 1972, le gouvernement décide qu'à la fin de l'année tous les bidonvilles devront avoir disparu de la surface du territoire français. Plus de mille familles du bidonville sont relogées. Certaines le sont à Saint-Denis même, d'autres hors de la commune mais principalement en Seine-Saint-Denis. La Sonacotra est sollicitée pour la construction de cités de transit dont le nombre dépasse largement les premières prévisions. Plus de 500 logements provisoires sont édifiés à Saint-Denis mais aussi à Villetaneuse, Pierrefitte, La Courneuve et jusqu'à Villemomble afin de recevoir les habitants du bidonville du Franc-Moisin.
En janvier 1974, la cité du Franc-Moisin est officiellement inaugurée et les bidonvilles de la Seine-Saint-Denis sont considérés comme résorbés. En fait, à la fin de 1973, date qui aurait dû être le terme de l'opération, près de la moitié des familles concernées, population fortement fragilisée, se trouve en situation de transit. Ce n'est qu'au début des années 1980 que l'ensemble des cités de transit sont elles-mêmes résorbées, tandis qu'hôtels meublés et taudis redeviennent l'habitat principal des familles pauvres en général et immigrées en particulier.       http://acsbe.asso.fr               /quartier.php        ________________________________________________________________________________________       
  
  
  SociétéLe 22 janvier 2003 à 21h56
Drogue : coup de filet au Franc-Moisin
Quinze personnes, soupçonnées d'être à la tête d'un important trafic de drogue dans la cité du Franc-Moisin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été interpellées hier et placées en garde à vue par la sûreté départementale assistée du Groupe d'intervention régional (GIR). Environ 35 kg de résine de cannabis et 10 000 euros en espèces ont été saisis au domicile d'un des trafiquants présumés, plusieurs milliers d'euros et des ustensiles servant au conditionnement de la drogue, au domicile d'un autre. Le démantèlement du trafic aurait nécessité huit mois d'investigations.   http://www.liberation.fr/societe/0101437907-drogue-coup-de-filet-au-franc-moisin
 ________________________________________________________________________________________     
   
  5ème profil : mise en place d'une économie parallèle : le trafic se concentre sur quelques mains.
Des familles dénuées de ressources officielles commencent à manifester des signes
extérieures d'aisance. Des caïds imposent leur autorité et assurent parfois la paix
sociale (paiement de loyers, fin de provocation...). On est en présence de
« supermarchés de la drogue » achalandés en plusieurs produits.
  
  ________________________________________________________________________________________  
 
  http://www.lexpress.fr/informations/voyage-dans-les-cites-de-la-drogue_594167.html
  ________________________________________________________________________________________   
   
  
le 20 Avril 2011
Sécurité
Le bilan peu stupéfiant du préfet Lambert

  
 
Nommé en Seine-Saint-Denis par Nicolas Sarkozy, le médiatique préfet avait fait de la «guerre aux dealers» sa priorité. Un an plus tard, la politique du coup de poing est un échec et le trafic de drogue continue de prospérer.
C'est une économie souterraine qui prospère sur la misère. Un business clandestin qui compte ses chefs d'entreprise, ses petites mains, ses filières, ses points de vente et ses règlements de comptes qui font plusieurs dizaines de morts par an. En Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, le trafic de drogue structure en partie la vie de certaines cités. Il offre à certains jeunes un « emploi », là où le taux de chômage frise souvent les 40 % pour les moins de vingt-cinq ans.
En avril 2011, à la tête de la préfecture du 93, pour donner un coup de pied dans la fourmilière. « Berlan », le superflic, tombeur d'Yvan Colonna, ancien patron du Raid, a aussitôt dégainé. Objectif affiché : faire la « guerre totale aux dealers », en ciblant prioritairement trois cités : les Beaudottes à Sevran, les 4 000 à La Courneuve et les Francs-Moisins à Saint-Denis. Un an plus tard, la politique du tout-répressif a montré ses limites dans les cités du 93 où les trafics continuent de prospérer.
En 2010, près de 790 interpellations ont eu lieu, en très grande majorité des petits revendeurs. « Les CRS viennent faire des opérations coup de poing le mercredi après-midi quand les gamins n'ont pas école », raconte Mimouna ­Hadjam, porte-parole de l'association Africa à la cité des 4 000 à La Courneuve. Ça chauffe tellement que, l'année dernière, « pratiquement un fonctionnaire sur cinq du département a été blessé », a souligné Christian Lambert. Mais, pour autant, le trafic est-il endigué ? Dans les trois cités visées, les petits revendeurs embastillés sont aussitôt remplacés et les chefs sont rarement inquiétés. Les promesses sécuritaires du missi dominici de l'élysée se sont heurtées à la réalité. Le trafic continue de plus belle faute de moyens donnés à une police en sous-effectif, abonnée à la politique du chiffre au détriment du travail d'investigation. Faute aussi d'une réelle politique sociale.
«Trafic ralenti, mais juste pour un temps»
La cité des Beaudottes à Sevran est particulièrement dans la ligne de mire depuis les fusillades du mois dernier. Une « équipe » essayait de récupérer deux points de vente : les halls du 2/4 et du 22, allée Masaryk. « Les mecs ont dépassé les bornes en ouvrant le feu sur des façades d'immeuble, explique le brigadier Fabrice Parmentier, délégué du syndicat Unité SGP Police. De gros moyens ont donc été mis en ½uvre. » Une patrouille de la BAC et un hélicoptère ont été appelés en renfort de la brigade spéciale de terrain (BST) affectée à la cité des Beaudottes. Résultat ? Selon le policier,« le trafic a été ralenti ». Mais juste pour un temps.
Il faut dire que la cité des Beaudottes est la principale plaque tournante du département. Située en deuxième couronne, desservie par l'A1 et l'A3, sa position en fait le point de chute idéal des « go fast », ces convois de grosses cylindrées qui acheminent la drogue. « Aujourd'hui, le marché est saturé, explique Stéphane Gatignon, maire (Europe Écologie) de Sevran. La phase d'expansion, de création de nouveaux points de vente, est terminée. À présent, nous sommes dans une phase de structuration, avec une hausse des violences puisque les dealers s'arrachent les points de vente déjà existants. » Depuis août 2009, le trafic à fait sept morts à Sevran. Selon la préfecture, au 1, allée La Pérouse, le deal dans le hall dégage un chiffre d'affaires de près de 30 000 euros par jour. « Actuellement, cela doit être plus proche de 50 000 euros par jour, estime le maire. Et à cette même adresse, il y a entre 6 et 12 ''nourrices'' qui stockent le produit dans leurs appartements. »
Toute une hiérarchie d'employés, plus ou moins précaires, est utilisée par les réseaux. Selon les estimations, les vendeurs touchent entre 800 et 2 500 euros par mois. Tout en bas de la chaîne, les jeunes guetteurs gagnent moitié moins. Pour ces ados des Beaudottes, qui sont les premiers à se faire ramasser par la police, pas facile de se ranger après une première condamnation. « Le plus grand bassin d'emploi à proximité est l'aéroport Charles-de-Gaulle, souligne Yacine Hlimi, animateur de l'association Idées, qui ½uvre à l'insertion des jeunes des Beaudottes. Mais pour y travailler, il faut un badge délivré par la Police aux frontières, sur présentation d'un casier judiciaire vierge. Pour tous ceux qui se sont fait pincer une fois, c'est la double peine. »
Il manque 10 à 20 % de policiers dans les cités
Aux Francs-Moisins, à Saint-Denis, l'organisation du trafic est la même, avec ses guetteurs, ses dealers, ses semi-gros, ses « nourrices ». Taoufik Adohane, psychologue à la PMI des Francs-Moisins, observe la vie de cité depuis près de vingt ans. Il regrette la police de proximité. « Maintenant, on voit périodiquement débarquer des commandos de policiers sur
armés, qui ne connaissent rien à la réalité du terrain », raconte-t-il. Et, selon lui, dans le camp d'en face aussi, les m½urs ont évolué. « Il y a toujours eu des gros trafics ici, mais auparavant, ils étaient tenus par des voyous à l'ancienne qui avaient un code. Certains étaient pères de famille et agissaient dans la discrétion. Aujourd'hui, le business contamine la vie de la cité. La violence et la nuisance sont devenues un mode de communication et un moyen de marquer son territoire », estime Taoufik Adohane.
Et tandis que les réseaux grossissent, la police est laminée par la révision générale des politiques publiques (RGPP). « Dans le 93, il y a 3 300 fonctionnaires, on est 10 à 20 % en-dessous des effectifs nécessaires pour faire du bon boulot, poursuit le brigadier Kamel Hadj. Près de 200 postes ont été créés dans le département, mais ils tournent sur le département pour faire de l'interpellation. » En 1999, il y avait trente îlotiers aux Francs-Moisins. Actuellement, la BST est dotée de 17 policiers. « On n'a pas eu plus de moyens avec l'arrivée du préfet, au contraire, déplore Didier Paillard, maire PCF de Saint-Denis. La BST des Francs-Moisins a été affectée à un périmètre plus grand, qui va jusqu'à la cité des Cosmonautes. »
Au-delà des problèmes d'effectifs, c'est la politique du chiffre et la prime donnée aux statistiques qui permettent aux gros bonnets de dormir sur leurs deux oreilles. « Les gros coups de filet qui permettent de faire tomber les leaders restent rares, raconte Sophie Combes, juge spécialisée dans le trafic de stupéfiants au TGI de Bobigny. Ce type d'enquête demande du temps aux policiers et aux magistrats. Ce temps, le ministère de l'Intérieur rechigne à le donner, car ce n'est pas un bon moyen de faire du chiffre. » Un avis partagé par les policiers.
 http://www.humanite.fr/19_04_2011-le-bilan-peu-stup%C3%A9fiant-du-pr%C3%A9fet-lambert-470519
     
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Après une agression, le trafic de bus suspendu en Seine-Saint-Denis
LEMONDE.FR | 11.06.10 | 18h40 • Mis à jour le 11.06.10 | 18h51
Aucun bus ne circulait vendredi 11 juin sur les vingt et une lignes RATP du dépôt de Saint-Denis, dans la Seine-Saint-Denis. Les chauffeurs ont cessé le travail après des incidents jeudi. Le trafic était toujours interrompu en fin d'après-midi et la direction n'était pas en mesure de dire quand il allait reprendre.
Au terminus Garges-Sarcelles RER (Val-d'Oise), un machiniste de la ligne 368 avait été aspergé jeudi midi de gaz lacrymogène. Il a dû être transporté à l'hôpital et s'est vu notifier un arrêt de travail de deux jours, a expliqué la RATP.
Quelques heures après, un bus de la ligne 256, qui traverse la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis, s'est retrouvé au milieu d'échauffourées. La ligne a été déviée jusqu'à la fin du service. Vendredi matin, un arrêt de travail a été décidé progressivement. Finalement, aucun bus ne circule sur les vingt et une lignes du dépôt de Saint-Denis.
Le Monde.fr, avec AFP
  http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/11/21-lignes-de-bus-interrompues-apres-l-agression-d-un-chauffeur-dans-la-seine-saint-denis_1371467_3224.html     
  
 
  ________________________________________________________________________________________  
 
  http://www.liberation.fr/societe/0101279006-guet-apens-dans-la-cite-des-francs-moisins-un-policier-a-ete-grievement-blesse-lundi-soir
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#Posté le samedi 11 juin 2011 12:39

Modifié le dimanche 04 décembre 2011 06:19

Pablo Picasso , Le Parc . Nanterre . Hauts de Seine (92)


Hauts de Seine (92)
Pablo Picasso , Le Parc . Nanterre

Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
Pablo   Picasso        ,            Le   Parc   .           Nanterre   .     Hauts de Seine           (92)
   
    
ARTICLES        ET     DONNEES            CREES                             PAR                   NOOBAX   
                                            
LIEN                                           http://noobax.skyrock.com/
 
Nanterre - Le Parc Sud (ZUS)          

Quartier du Parc Sud à Nanterre : Nuages, Fontenelles, Besser et Champs aux Melles.

Aussi appelé quartier Pablo Picasso, du nom de l'avenue qui le traverse de part en part, le quartier du Parc Sud est composé d'un certain nombre de cités sensibles.
La plupart des habitants considèrent souvent toutes ces cités comme une seule et même grande cité appelée cité Pablo Picasso du nom de la cité la plus connue du quartier.

La première de ces cités est la plus grande, mais aussi la plus connue : la cité Pablo Picasso, aussi appelée les tours Nuages. Nous devons son architecture novatrice et originale à l'architecte-urbaniste Émile Aillaud qui donnera son autre nom à la cité : les tours Aillaud.
La cité est composée de 1607 logements sociaux répartis dans de grandes tours bleues gérées par l'office municipal HLM de Nanterre et l'office départemental HLM.
Sur les 18 tours de la cité, 2 font 39 étages pour 105 mètres de hauteur, 8 font 20 étages pour 54 mètres et 8 font 13 étages pour 35 mètres.

La deuxième cité du quartier est la cité des Fontenelles, de son surnom la cité des Primos. En fait composée de 3 résidences HLM : les Fontenelles Nord (263 logements), les Fontenelles Sud (598 logements) et les Lorilleux (483 logements), la cité comporte ainsi 1344 logements sociaux répartis dans 8 tours et de nombreuses barres d'immeubles.

La troisième cité du quartier est la cité des Champs aux Melles, ou cité Fernand Léger. Elle est composée de 8 grandes tours rassemblant 915 logements sociaux gérés par l'office municipal HLM de Nanterre.

Enfin, la dernière est la cité Besser, divisée en deux entités : Besser 1 avec 105 logements et Besser 2 avec 263 logements. L'ensemble de ces 368 logements sociaux est souvent appelé la cité du Carré par les jeunes du quartier.

Les tours Nuages, couramment appelées tours rondes, sont réputées pour l'important trafic de drogue et d'armes qui y existe tandis que les cités voisines sont davantage connues pour poser des problèmes de violence et d'insécurité (comme lors des émeutes de septembre 1995 aux Fontenelles).


Bilan.

L'ensemble de ces quatre cités est, comme déjà dit plus haut, souvent considéré comme une seule grande cité appelée Pablo Picasso. Ainsi, la cité Pablo Picasso réunit à ce jour 4234 logements sociaux pour 14971 habitants. Ce sont ces chiffres qui sont utilisés pour la ZUS.

Cependant, si l'on considère les limites du quartier du Parc (Parc Sud et Parc Nord) données par la mairie de Nanterre, on se rend compte que les cités du quartier représentent beaucoup plus de logements.

On pourrait alors rajouter la cité du Parc (ou cité des MH ou cité Salvador Allende), les Champs Pierreux, les Carriers, les Fontaines, la Greuze...
L'ensemble de ces cités forment, avec l'ensemble Pablo Picasso, une immense cité de 7251 logements (dont 6005 logements sociaux) pour 22626 habitants.

Le chômage touche 22% de la population de la ZUS tandis que les moins de 25 ans représentent 40% des habitants.

     
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    34      Tours  
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#Posté le samedi 11 juin 2011 13:04

Modifié le vendredi 24 juin 2011 02:29

Le Luth . Gennevilliers . Hauts de Seine (92)

Hauts de Seine (92)
Le Luth .   Gennevilliers

Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/affrontements-de-rue-entre-asnieres-et-gennevilliers-30-11-2009-729189.php
Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)           Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)



http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/gennevilliers-jeunes-accusent-police-71972.html                   http://videos.francesoir.fr/video/iLyROoafzg_O.html                  http://videos.francesoir.fr/video/iLyROoafzg_O.html   http://videos.francesoir.fr/video/iLyROoafzgD9.html         http://videos.francesoir.fr/top/?filter=0&period=0&category=&content=&next=5                                                                                                                                                                                           
Policiers caillassés dans les Hauts-de-Seine: "On a de la chance qu'aucun de nous n'y soit resté" Le         Luth      .          Gennevilliers     .      Hauts   de   Seine (92)      http://videos.francesoir.fr/top/?filter=0&period=0&category=&content=&next=5                                                                                                                                                                                                                                              http://www.lepost.fr/article/2010/09/02/2203873_policiers-caillasses-dans-les-hauts-de-seine-on-a-de-la-chance-qu-aucun-de-nous-n-y-soit-reste.html            
______________________________________________________________________________________


GROUPE DE 3251 LOGEMENTS DONT 2631 HLM
(OPHLM GENNEVILLIERS, FRANCE HABITATION, OGIF, LOGEMENTS FAMILIAUX, TOIT ET JOIE)         

ARTICLES        ET     DONNEES            CREES                             PAR                   NOOBAX   
                                            
LIEN                                                                                                                                   

                                                                                                                                                                                    http://noobax.skyrock.com/2891901979-Gennevilliers-Luth.html        
 
http://noobax.skyrock.com/                                                                                          
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#Posté le samedi 11 juin 2011 13:08

Modifié le samedi 05 novembre 2011 06:35

Les Navigateurs . Le Grand Ensemble . Choisy-le-Roi/Orly :

Val de Marne (94)
Le Grand Ensemble* : Les Navigateurs . Choisy-le-Roi/Orly

Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :
Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :
Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :
Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :
Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :
Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :Les        Navigateurs    .      Le       Grand Ensemble       .            Choisy-le-Roi/Orly  :

5400 LOGEMENTS
http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:dw-JaX_MOmkJ:aitec.reseau-ipam.org/IMG/doc/SYNTHESEmobilitesPuca.doc+nombres+de+logements+du+grand+ensemble+orly+choisy&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESjF-iM3-ZvsHjC080xqTxbrqWMkURf0ff4Xb1-XnKFzccYuOq1SQvZosDdlvKCPdqcIt1fbXimcaWmTVuDhLzJtaN5-yzF_Ixgx3Pas1f8GL8ta0jxzaYAU6_N80JLwj3zlRyTd&sig=AHIEtbTIDS8ztZOydDZS4an-HFr82vKlkg

LE     GRAND          ENSEMBLE                     ORLY  CHOISY            LES   CHIFFRES       OFFICIELS
Opération de Rénovation Urbaine (ORU)
Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU)
Commune : Choisy-le-Roi, Orly (94)
Choisy-le-Roi/Orly - Gd Ensemble
(20 000 hab) 
la population du grand ensemble orly/CHOISY a augmenté depuis 1999 ou il n'y avait que 15 000 habitants
les démolitions du grand ensemble dorly choisy se feront à Alfred de Musset et aux Aviateurs
Aux Aviateurs :les deux barres de Blériot ont déja été détruites soit prés de 340 logements en moins.
En tout les aviateurs vont perdes 641 logements donc des démolitions sont encore a prévoir .
IL y aura 340 logements reconstruits aux Aviateurs aprés ces démolitions .
la cité compte initialement 1500 logements.
A Alfred de Musset : 148 logements ont deja été détruits , la cité comptait initialement 1038 logements.
à noter que la cité cristophe colomb ( les navigateurs coté orly ) N'est toujours pas prévu pour la démolition alors qu'elle est trés délabrée et que beaucoup des logements sont vides , la cité des Tilleuls non plus ne sera pas détruite = ces 2 cité seront simplement "revalorisés".
la ville d'Orly s'est engangé
à reconstruire en tout 1400 logements dont 800 logements sociaux dans son projet.                                         http://94vma.skyrock.com/ 
A D M la deuxiéme plus grande cité d'orly aprés les saules ,elle compte environ 1000 logements sociaux (pas de chiffre exacte diponible ) elle fait partie du grand ensemble d'orly choisy avec justement les saules jacques cartier calmette et la cité fernand peloutier .
le quartier est trés délabré et possede beaucoup de logements condamné et enmuré pour éviter les squats,
des démolition sont prévus depuis de nombreuses années dans ce quartier .
Quelques batiments ont deja été démolis mais aucune reconstruction n'a été faite. 
En tout le GRAND  ENSEMBLE  d' orly-choisy compte 15 000 habitants et 5 662 logts suite à la démolition de la cité calmette qui comptait 500 logements
Le taux de chomage y etait de 25% en 99 dont 40 % DE CHOMAGE chez les - de 25 ans .

http://94vma.skyrock.com/2.html

                                                                                                                                                                                                  
 2000 LOGEMENTS A SA CONSTRUCTION
environ 1500 aujourd'hui pour plus de 6000 habitants
voila la cité des aviateurs ou les saules                 http://94vma.skyrock.com/3.html
                                                                                                                                                                      
                                                                                                                                                                                                                                                                          
 LA CITé JACQUES QUARTIER EST DS LE GRAND ENSEMBLE NAVIGATEURS AVIATEURs D ORLY CHOISY
il ya prés de 1000 logements a jacques cartier et non pa 600 comme beaucoup le croient
ce cartier est trés réputé dans le banditisme  
en juin 2008 :
LA VOLONTÉ de défendre un territoire ? De protéger un trafic ? Vingt-quatre heures après l'explosion criminelle intervenue, jeudi 15 mai, dans un bar à Orly (Val-de-Marne), qui a entraîné la mort d'un homme de 20 ans, les enquêteurs explorent la piste d'une vengeance. « Le cafetier faisait un peu le ménage dans le trafic de stupéfiants » pour s'en débarrasser, avance un policier de la brigade criminelle. Peu après 1 heure du matin, jeudi, une forte explosion a détruit le café des sports situé dans la cité des Navigateurs. Murs éventrés, toiture arrachée : les dégâts sont impressionnants. Lorsque les secours interviennent, ils découvrent le corps calciné de Samir C. à l'intérieur de l'établissement, alors fermé.             ttp://94vma.skyrock.com/3.html
 _________________________________________________________________________                                                                                                                                                                                                    

CHOISY                               CHRISTROPHE COLOMB
http://94vma.skyrock.com/4.html
_________________________________________________________________________                                                                                                                               
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#Posté le samedi 11 juin 2011 13:20

Modifié le dimanche 18 décembre 2011 04:47

Le Bois l'Abbé . Champigny-sur-Marne . Val de Marne (94)

Val de Marne (94)
Le Bois l'Abbé* . Champigny-sur-Marne

Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)
Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)
Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)      Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)
Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)

Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)      Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)      Le           Bois     l'Abbé         .      Champigny-sur-Marne    .      Val de Marne   (94)

Ce quartier, ancien bois propriété de l'abbaye de Saint-Maur, est essentiellement constitué de plus de 2 600 logements collectifs construits fin des années 60 – début des années 70. Le Bois l'Abbé est un quartier avec une identité singulière à laquelle ses habitants sont attachés, la diversité des origines des habitants sont une richesse pour notre ville.      
Le Bois l'Abbé
Construit à partir des années 60, le quartier est à l'époque un terrain vierge de toute urbanisation. Ensemble d'habitat collectif géographiquement marqué, il tranche avec les quartiers pavillonnaires ; une coupure accentuée par une avenue formant un véritable « ring » autour du quartier. À l'intérieur, de nombreuses voies sont en impasse et les  espaces extérieurs sont faiblement valorisés.
 
Premier ensemble de logements sociaux de Champigny, avec 2 584 logements appartenant aux bailleurs Paris Habitat-OPH et Immobilière 3F, le Bois-l'Abbé représente 22% du parc locatif social de Champigny, rassemble 9 000 habitants, soit 12% de la population communale (recensement de 1999). Des dysfonctionnements urbains et sociaux ont motivé son classement en zone urbaine sensible (ZUS) et en zone franche urbaine (ZFU).
 
La Ville de Champigny a longuement travaillé, avec les habitants, un projet correspondant à leurs attentes. Le 30 juin 2008, le Maire, Dominique Adenot, a déposé le dossier de rénovation du Bois-l'Abbé au Préfet du département. La ville demande aujourd'hui que l'Etat s'engage et finance cet ambitieux projet avec les autres partenaires.
 
Les objectifs
  •  Réhabiliter les logements et aménager les espaces extérieurs,
  •  Ouvrir le quartier en créant de nouvelles façades, construire des logements et une nouvelle entrée de quartier, réaménager les rues,
  •  Reconstruire les 2 groupes scolaires,
  •  Construire une nouvelle poste.

 

"Le projet global":
Immense terrain boisé, le Bois-l'Abbé se transforme radicalement dans les années 1960. Pénurie de logements à Paris, hausse des prix de l'immobilier, conduisent les bailleurs sociaux parisiens à investir ces terrains en proche banlieue... sans l'accord des communes. C'est ainsi que Champigny a vu sortir de terre des immeubles accueillant aujourd'hui
près de 10 000 personnes, tranchant radicalement avec la zone pavillonnaire voisine. Impasses, voie circulaire, isolent le quartier pourtant bien pourvu en équipements publics construits par la Ville tels que écoles, établissements sportifs, mairie-annexe, crèche...
ANNEES         90     -    2000                        ENVIRONS               17 0000                         HABITANTS
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#Posté le dimanche 12 juin 2011 12:29

Modifié le dimanche 18 décembre 2011 04:29

Derrière les Murs de Monseigneur . Villiers-le-Bel . Val d'Oise (95)

Val d'Oise (95)
Derrière les Murs de Monseigneur . Villiers-le-Bel

Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)
Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)
Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)
Derrière les Murs de Monseigneur        .       Villiers-le-Bel       .          Val d'Oise   (95)

LA ZAC (DERRIERE LES MURS DE MONSEIGNEUR
Nombre de logements: 2087
Nombres d'habitants: 7000
Description: Cité assez grande plutot moyenne, uniquement des tours collés qui forment des gros blocks, dont 2 tours de 15 étages
03.12.2007
Le soir ou j'ai mis un gilet pare-balles à Villiers-le-Bel...
Dans le coup de feu, près des policiers, on apprend qu'il y a des blessés « par balles », sans doute du fusil à pompe, certains parlent de fusil de chasse. Un confrère photoreporter de Gamma verra sous ses yeux, à quelques mètres de lui, un voyou tirer à ras du sol et par trois fois avec un fusil à pompe.
De la Brenec, du calibre .12, puis de la grenaille et des plombs, du 4.5... d'autres sources parlent de 22 long rifle en ce qui concerne le policier touché à l'épaule.
Ce soir là, c'est la guerre, le RAID poste deux tireurs d'élite sur les toits et un appartement avec l'ordre de « neutraliser » tout suspect visant les forces de l'ordre... Un hélicoptère tourne au dessus de nos têtes, au loin, des ombres furtives, des petits groupes de 3,4, 6 au grand maximum... Organisés tel des commandos, ils maîtrisent leur terrain, mais pas pour longtemps.
Ce soir là, on est à vingt bornes de Paris et on se fait calibrer à vue.
Ce soir là, des policiers ont eu le cran et le courage de ne pas sortir leurs armes de service.
Je leur tire mon chapeau et je leur rends hommage.
00:56 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Villiers-le-Bel, guerrilla, violences urbaines, police, voyous, racailles, banlieue     http://jean-paul-ney.20minutes-blogs.fr/index-1.html
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representons fierement la zac ...et les kro a villiers le bel                                     http://www.facebook.com/group.php?gid=308225401785&v=photos&so=15
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#Posté le lundi 13 juin 2011 08:58

Modifié le dimanche 04 décembre 2011 06:30

Saint Christophe . Cergy . Val d'Oise (95)

Val d'Oise (95)
Saint Christophe . Cergy

Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)
Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)
Saint     Christophe         .           Cergy      .       Val d'Oise    (95)
CERGY SAINT CRISTOPHE 
Nombre   de   logements:  3400
Nombres        d'habitants: 9800
Description: Quartier de la ville ou il y a plusieurs petites cités, pas de barres ni de tours car c'est une ville nouvelle.
Cergy Saint Christophe: Les Genottes, La Sebille, La Bastide, Le Gros Caillou, La Colombie (Le Verger), Le Pommier (Axe Majeur), Le Square De L'Echiquier, La Place Du Marché (Place Du Gardien), Lanterne, Le Chat Perché, ...
 ARTICLES        ET     DONNEES            CREES                             PAR             valzedoi95
                                            
LIEN   
              http://valzedoi95.skyrock.com/1614194200-CERGY-95000-95800.html                           _______________________________________________________________
                       
Cergy
Le trafiquant de drogue allait s'envoler pour le Cap-Vert
 Damien Delseny | 10.12.2004
«JP » ÉTAIT DÉJÀ en salle d'embarquement. Direction le Cap-Vert. Sa grosse valise était enregistrée, prête à être chargée dans la soute de l'avion qui devait décoller quelques minutes plus tard de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). Pourtant, le voyage de « JP » s'est arrêté là et, au lieu de gagner des latitudes plus ensoleillées, il a fini la journée en garde à vue. Ce sont en effet les policiers du groupe stupéfiants de l'antenne PJ de Cergy qui ont mis fin aux rêves de voyage de cet homme qui semblait être à latête d'un réseau florissant de revente de drogues dures. Les enquêteurs qui le pistaient depuis plusieurs semaines et qui ont fini par l'interpeller fin novembre se sont tout de suite intéressés à la valise de « JP ». Et pour cause, à l'intérieur, ils ont découvert près de 25 grosses liasses de billets qui tapissaient littéralement le fond du bagage. Une valise remplie de 246 000  Autotal, la valise de « JP » recelait 246 000 . Une coquette somme qui a permis aux policiers de la PJ d'asseoir leurs soupçons. Depuis plusieurs semaines, les enquêteurs travaillaient discrètement sur un réseau de trafic de drogues dures qui avait pris ses quartiers autour de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe. Au fil de leurs surveillances, les policiers ont même réussi à établir que les dealers se relayaient de 9 heures à 21 heures tous les jours pour revendre des doses de cocaïne et d'héroïne. Leurs investigations les ont aussi menés sur la piste de « JP », présenté comme le patron de ce réseau. Lorsqu'ils ont appris qu'il s'apprêtait à s'envoler vers son pays d'origine, le Cap-Vert, les policiers de la PJ ont décidé d'intervenir. Ils ignorent néanmoins toujours si la somme d'argent retrouvée dans les bagages devait servir à financer l'achat d'une cargaison de drogue ou si le trafiquant s'apprêtait à « blanchir » des capitaux hors de France. Après cette première saisie, les enquêteurs ont interpellé deux revendeurs en flagrant délit près de la gare de Cergy-Saint-Christophe, interceptant au passage une quinzaine de doses de cocaïne et d'héroïne. Un quatrième suspect a aussi été arrêté alors qu'il s'apprêtait à quitter la France pour l'Angleterre.« JP » et ses trois complices ont tous été mis en examen pour trafic de stupéfiants et incarcérés dans plusieurs maisons d'arrêt de la région parisienne. L'un d'entre eux a été remis en liberté hier après quelques jours de détention.

  http://www.leparisien.fr/val-d-oise/le-trafiquant-de-drogue-allait-s-envoler-pour-le-cap-vert-10-12-2004-2005524010.php                 

                       
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Un bus de la Stivo caillassé à Cergy-St-Christophe             A.Ba. |             Publié le 22.10.2011, 19h48                                | Mise à jour :                                 19h54                               Belle frayeur pour les passagers d'un bus sur la ligne 34 N dans le quartier Saint-Christophe à Cergy, samedi après-midi. Le bus, appartenant à la société de transports Stivo et effectuant la liaison entre la gare de Pontoise et la gare RER de Cergy-le-Haut, a été caillassé vers 16 heures. Une vitre au moins du véhicule a été brisée par les jets de pierre.                                                                                                                                                            Aucun blessé n'a été à déplorer. Le bus a pu rentrer à son dépôt. Le service n'a pas été interrompu et n'a pas subi de perturbations singulières. L'entreprise ayant pu mettre en oeuvre le remplacement du véhicule.
Ce caillassage fait suite à deux événements similaires dans le département cette semaine. Mercredi déjà, un bus des Courriers d'Ile-de-France (CIF) avait été victime de jets de pierre à Goussainville, sur la ligne 30D tandis que vendredi, un bus des CIF également, avait été aussi la cible d'un projectile sur l'avenue du Général-de-Gaulle à Garges- lès-Gonesse, sur la ligne 31. Aucun blessé mais des vitres éxplosées. Les chauffeurs des CIF avaient aussitôt fait jouer leur droit de retrait.  http://www.leparisien.fr/cergy-95800/un-bus-de-la-stivo-caillasse-a-cergy-st-christophe-22-10-2011-1680681.php _______________________________________________________________________________________
Un bus de la ligne 34 N caillassé à Cergy Publié le 23.10.2011, 07h00                               Un bus de la ligne 34 N a été caillassé hier après-midi dans le quartier Saint-Christophe à Cergy. Une vitre au moins du véhicule de la Stivo, qui effectue la liaison entre la gare de Pontoise et la gare RER de Cergy-le-Haut, a été brisée par les jets de pierres. Aucun blessé n'est à déplorer. Le bus est rentré au dépôt.      La circulation des bus n'a pas été interrompue                      http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/un-bus-de-la-ligne-34-n-caillasse-a-cergy-23-10-2011-1681290.php
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#Posté le mardi 14 juin 2011 01:10

Modifié le mercredi 04 janvier 2012 07:40

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