: La Vie Dans Des Cités Les Plus Dures
A l'image des enfants cloîtrés à Sevran pour éviter les balles perdues, ceux qui vivent dans les quartiers les plus sensibles racontent ces violences devenues banales.

D'année en année, rien ne semble pouvoir stopper l'escalade de la délinquanceSIPA
L'actualité le prouve à nouveau : les politiques de la ville menées depuis trente ans dans les banlieues ont débouché sur une impasse. A Sevran (Seine-Saint-Denis), le maire socialiste réclame l'aide de l'armée pour que les balles cessent de siffler à proximité des écoles. A Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans est toujours dans le coma après avoir été victime d'affrontements entre jeunes et policiers dans la cité des Tarterêts. Intervenus coup sur coup, ces deux événements dramatiques ont aussitôt déchaîné la polémique parmi la classe politique, qui a pris parti pour ou contre l'intervention militaire. Des prises de parole passionnées qui interviennent au gré des faits divers, avant de s'espacer. Mais les habitants, eux, souffrent toute l'année. « Des actes graves de violence se produisent tous les jours dans les quartiers, mais le gouvernement cultive l'omertà pour éviter un effet de contagion et ne pas montrer à quel point la situation se dégrade, affirme Charles Rojzman, sociologue spécialiste des violences urbaines. Les banlieues sont frappées par une crise identitaire et sociale, à l'image de la révolution des pays arabes. »
Territoire à part
D'année en année, rien ne semble pouvoir stopper l'escalade de la délinquance dansces quartiers gangrenés par le trafic de drogue et où un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. A la longue, ce climat de terreur finit par créer des zones de non-droits. « Dans certaines cités, l'autorité mafieuse a complètement remplacé l'autorité républicaine. La police intervient dans des conditions presque guerrières, avec des effectifs très élevés et des mesures de protection drastiques. Les pompiers se font agresser au même titre que les enseignants, les journalistes et les médecins, ce qui témoigne d'un repli sur soi. Des quartiers entiers sont tenus par des criminels qui pensent appartenir à un territoireà part, en marge de la République », explique Luc Bronner, auteur de La Loi du ghetto – Enquête dans les banlieues françaises (éd. Pocket).
A Sevran, plus de 700 interpellations dans l'année
Les travailleurs du quartier sont d'autres victimes collatérales de cette situation explosive. Certains ont été contraints de quitter les lieux. D'autres ont choisi de rester contre vents et marées, parfois par conviction, malgré un quotidien rythmé par les violences et les incivilités (lire nos témoignages). Les spécialistes constatent qu'aucune mesure n'a jamais permis de ramener le calme dans ces banlieues dites « sensibles ». « Les policiers de Sevran ont procédé à plus de 700 interpellations l'année dernière, rappelle Luc Bronner. Mais chaque dealer est remplacé par un autre jeune quin'a que la drogue pour survivre. C'est le résultat de dizaines d'années de dysfonctionnements. Il faut démanteler les gros réseaux avant d'arrêter les petits délinquants. » De son côté, Charles Rojzman estime que rien ne changera tant que les responsables politiques auront une vision manichéenne du problème des cités. « Les uns accusent l'Etat, tandis que les autres accusent la population. En réalité, les responsabilités sont nombreuses ! Il faut renoncer à ces discours idéologiques et enfin s'attaquer aux vrais problèmes. » Par Marie-Laure Hardy C'est sur France Soir ! http://www.francesoir.fr/actualite/societe/40-quartiers-plus-difficiles-vie-dans-cites-plus-dures-108501.html

LES 40 CITES CONSIDERES COMME ''SENSIBLES"
http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagesweb/2011-police-cites.jpg
Publié le 8 juin 2011 à 07h40 Mis à jour le 8 juin 2011 à 07h50
Zones sensibles : “Il faut des moyens d'impressionner”
Xavier Raufer, criminologue, auteur de Violences et insécurité urbaines, PUF .

"Il y a des endroits où ce n'est pas la République qui fait la loi" SIPA
FRANCE-SOIR. Comment décririez-vous la situation actuelle ?
XAVIER RAUFER. Il y a des endroits où ce n'est pas la République qui fait la loi. Dans le 93 par exemple, la poste a une carte des endroits où elle ne peut pas aller. Les pompiers aussi, les pompes funèbres, les conducteurs de bus... Si vous superposez toutes ces cartes, vous obtenez celle des zones de non-droit. C'est très concret, ce n'est pas de l'idéologie. Tout ce qui ressemble à un uniforme est terrorisé de manière à ce qu'il ne revienne plus. Le métier de bandit, il est territorial. Chacun, du plus petit au plus grand, a un fief, un endroit où régner. A partir de là, tout trafic est imaginable. Chasser l'autorité légitime ou la bande rivale, c'est la même chose.
F.-S. Est-ce une situation nouvelle ?
Depuis plus de trente ans, à droite comme à gauche, au lieu de supprimer les ghettos, on les multiplie.
Ça a coûté plus de 100 milliards d'euros. C'est comme l'agriculture soviétique, ça empire mais on continue. Imaginez un enfant malade auquel un médecin donne un médicament. Si la température continue à augmenter, normalement, on change de médecin. Mais aucun homme politique n'a les tripes de reconnaître qu'on s'est trompé. C'est une singularité française absolue. Que des gamins soient cantonnés dans leur école pendant les récréations parce que ça tire au dehors, ça ne se produit nulle part ailleurs.
Mais les politiques répressives ont échoué...
X.R . Les menaces de l'ordre républicain, de « passer le Kärcher », ils en rigolent. Il y a un proverbe chinois qui dit « le mot “chien” ne mord pas ». Car ces mots ne correspondent à rien de concret. Il faut des moyens d'impressionner ces gens-là, sinon il ne se passe rien. En France aujourd'hui, 90 % des violences sont concentrées dans 26 départements. Au total, ça représente quelques milliers d'individus, qui ne sont pas simplement connus de la police, mais qui sont célèbres dans les commissariats. Je parie tout ce que j'ai que le jour où ils sont en prison, les infractions s'effondrent. Mais tout le monde regarde en l'air...
Par Actu France Soir[ C'est sur France Soir ! http://www.francesoir.fr/actualite/societe/zones-sensibles-il-faut-des-moyens-d-impressionner-108153.html
Publié le 8 juin 2011 à 08h20 Mis à jour le 8 juin 2011 à 08h30
“Il faut un Grenelle du vivre ensemble”
Jean-Marc Stebé, sociologue à l'université Nancy-2, auteur de La Ville au risque du ghetto, éd. Lavoisier

"On peut dire qu'il y a une tension de plus en plus forte" MaxPPP
FRANCE-SOIR. D'où vient le problème des quartiers sensibles ?
JEAN-MARC STEBÉ. On peut dire qu'il y a une tension de plus en plus forte, en raison non pas des politiques publiques, qui sont importantes, mais de raisons économiques et sociales. Les chiffres montrent que les jeunes sont de plus en plus touchés par le chômage et exclus du système scolaire. En plus, l'intégration se fait de plus en plus difficilement, et beaucoup de jeunes issus de l'immigration sentent un délit de faciès...
F.-S. Mais les incidents sont parfois très violents...
J.-M.S. Bien entendu, quand il y a des échauffourées avec la police, les jeunes ont une part de responsabilité. C'est selon moi une réaction à ce qu'ils ressentent comme une inégalité. Ils ne le disent pas en écrivant un article ou en écrivant un livre, mais avec leurs outils, le vandalisme, la violence. Par ailleurs, il y a des zones où l'économie souterraine est très présente, et certains jeunes sont instrumentalisés par les tenants de cette économie. Mais les travailleurs sociaux vous diront que parfois cet argent est bienvenu, qu'il permet de payer les loyers de temps en temps... Et puis il y a une défiance à l'égard de l'Etat. Comment peut-on imaginer qu'un médecin ou les pompiers se fassent caillasser ? Parce que ce sont des représentations de l'Etat...
F.-S. Jusqu'à créer des zones de non-droit ?
J.-M.S. Je ne pense pas qu'il y ait des quartiers de non-droit. La police intervient partout. Parfois à reculons, parfois en ayant un peu peur, mais elle intervient partout. Pas forcément de manière très délicate d'ailleurs. Depuis quelques années, on a fait plus de répression que de prévention. Il y avait plus d'outils d'évaluation avant. Depuis 2007 surtout, ça a été balayé, et il n'y a jamais eu autant de monde en prison. On a fait un Grenelle de l'environnement, il faut faire un Grenelle du vivre ensemble : Il faut agir pour l'insertion et la scolarisation. Qu'a-t-on fait depuis trente ans ? Par Actu France Soir C'est sur France Soir !
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/il-faut-un-grenelle-du-vivre-ensemble-108155.html
Publié le 9 juin 2011 à 07h30 Mis à jour le 9 juin 2011 à 07h40
Témoignage : “Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux”
A l'image des enfants cloîtrés à Sevran pour éviter les balles perdues, ceux qui vivent dans les quartiers les plus sensibles racontent ces violences devenues banales.
“A Nanterre, y a pas de lois !”
Julien Raynaud, 29 ans, instituteur de CM2 dans la cité Pablo-Picasso de Nanterre (92)
Des cris d'enfants s'échappent d'un petit bâtiment préfabriqué, encerclé par des dizaines de tours dont les minces fenêtres ressemblent à des hublots. On devine les regards furtifs derrière les rideaux qui se referment aussi vite qu'ils s'entrouvrent. A Nanterre, l'école Maxime-Gorki fait partie intégrante de la cité Pablo-Picasso, qui compte parmi les plus sensibles de France. Depuis 4 ans, Julien Raynaud, 29 ans, enseigne en CM2. Majoritairement issus de l'immigration, ses dix-neuf élèves habitent tous dans ce quartier des Hauts-de-Seine, qui cumule misère sociale et difficultés d'intégration. Chaque soir, la cité devient le théâtre d'une guerre ouverte entre police et dealers. Une violence inouïe qui transpire pendant la classe. « Impossible de mener un cours de façon classique : je suis plus souple sur le comportement des enfants, explique l'instituteur. Par exemple, c'est très dur de les faire rester assis. Il y a ceux qui quittent la salle sur un coup de colère, ceux qui tabassent les autres, ceux qui s'endorment parce qu'ils ont fait le guet pour les trafiquants jusqu'à 2 heures du matin... »
Loi du silence
Julien ne s'étonne plus des dialogues surréalistes avec certains élèves. Comme cette fillette qui lui annonce fièrement que son frère est sorti de prison après avoir « violé une femme ». Sans parler du récit quotidien des événements de la soirée : descentes de police, voitures brûlées, rixes, homicides... « Les enfants me racontent tout ça comme quelque chose de banal. Quand un incident du quartier passe dans le journal, ils sont contents parce qu'ils ont l'impression d'exister. A 10 ans, ils ressentent déjà un sentiment très fort d'exclusion. » Il en faudrait plus pour décourager cet enseignant passionné, convaincu par la vertu du dialogue. « Je les incite toujours à parler de ce qu'ils ont vu. C'est important qu'ils évacuent toute cette violence. » L'enseignant leur explique aussi qu'ils peuvent porter plainte s'ils sont victimes ou témoins d'agressions dans la cité. « J'essaie de restaurer un climat de confiance et de leur montrer que l'autorité des adultes peut aussi être bienveillante. » Mais il se heurte souvent à la loi du silence. « Par crainte des représailles, ils ne dénoncent jamais ce qui se passe à l'extérieur de l'école. J'ai du mal à leur faire comprendre que notre société comporte des règles. Un jour, un élève m'a interpellé : “Mais monsieur, à Nanterre, y a pas de lois !” ». Ici plus qu'ailleurs, le rôle de Julien prend tout son sens. « Je n'échangerais mes élèves pour rien au monde », confie-t-il dans un sourire.
“Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux”
Serge, 48 ans, chauffeur de bus sur la ligne 26, quartiers Nord de Marseille
Il connaît les quartiers Nord de Marseille comme personne. Chaque jour, Serge, chauffeur de la ligne 26, traverse sept des cités les plus chaudes de la ville. Avec vingt-deux ans de métier, c'est le plus ancien de la ligne, qu'il a vu se dégrader au fil des ans. « Les quartiers Nord ont changé. Ici, vous prenez le bus une fois, pas deux. Je m'arrête devant sept collèges et lycées. Lorsque les jeunes montent dans le bus, ils font n'importe quoi, ils crient, balancent des pétards et des insultes. Ils vous poussent à bout. Les gens restent passifs, s'ils ripostent, ils se font insulter en plus. » Depuis le début de l'année, trois chauffeurs ont encore demandé à changer de ligne. « Ils disjonctent », résume Serge. Les contrôleurs, eux aussi, évitent la ligne 26. Le taux de fraude du secteur atteint 60 %. Serge, lui, a grandi dans la cité de la Castellane, comme Zidane. Un gars du sérail. « Quand on ne me respecte pas, je crie », explique-t-il.
Sur la route, Serge doit composer avec les chauffards qui, après une queue de poisson, « plantent un coup de frein » et sortent du véhicule en faisant des gestes grossiers. Dans les quartiers Nord, les véhicules prioritaires n'ont pas droit de cité. De Bougainville au Vallon des Tuves, les bus doivent se frayer un chemin entre les voitures garées sauvagement.
« Suite aux actes de vandalisme, on a arrêté de monter dans la cité de La Savine. Lassés de marcher à pied, les habitants ont fini par régler le problème eux-mêmes et les bus sont revenus. A La Granière, même chose, les bus étaient visés par toutes sortes de projectiles », raconte Serge, qui continue de conduire avec la vitre anti-agression baissée. Il évoque aussi des habitués, qu'il attend volontiers : « Je reçois des mercis, des sourires, même des gâteaux », dit-il, amusé. C'est sa « plus belle récompense ».
“Ici, je sais que je suis utile”
Le Dr Yasmine Mirghane, médecin dans la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis (93)
Sur son bureau, une tasse de café refroidi, l'unique repas de sa journée. Il est 21 h 30, le dernier patient part. Yasmine soupire : « Je devrais refuser des gens. Je n'y arrive pas. Une maman avec un bébé fiévreux, si je ne la prends pas, où ira-t-elle ? Aux urgences, pour attendre quatre heures ? » La jeune médecin a repris en 2006 le cabinet d'un confrère « à bout, après dix-sept ans de quartier ». Elle connaissait les Francs-Moisins pour avoir déjà assuré des remplacements auprès du Dr Didier Ménard, figure locale depuis trente ans. Il l'a initiée à cette médecine parfois lourde, celle des pauvres qui ne consultent qu'en dernier recours. Ici, ils sont seulement huit généralistes pour plus de 10.000 habitants. « Sans ces confrères, je ne serais jamais venue. Le plus difficile, pour moi, ce n'est pas la violence, mais de crouler sous la charge de travail. »
Ces dernières années, des commerces ont été la cible d'attaques et les vols avec violence se multiplient. « Quand je me suis installée, l'insécurité n'était pas un frein. Je n'ai jamais été attaquée. Mais depuis l'agression d'une cons½ur qui pratiquait ici depuis quinze ans, j'y pense. Je ne fais plus de visites dans la cité après 21 heures. J'évite d'avoir des habitudes. J'ai beau faire partie des meubles, un jour ou l'autre, tout peut m'arriver. Une poignée de jeunes sèment la terreur, c'est dommage. Car dans ce quartier, il y a surtout une chaleur humaine incroyable, des gens bien ! Qui les soignera si on s'en va ? » 70 % des patients de Yasmine, tour à tour écrivain public ou assistante sociale, sont couverts par la CMU. Sa salle d'attente est bondée. Face aux impatients agressifs, elle a une recette : « Un peu de distance, beaucoup de compréhension. » Le soir, elle rentre « épuisée, mais satisfaite. Ici, Je sais que je suis utile ».
Ce même sentiment motive depuis plus de vingt ans le Dr Francis Cohen *, installé non loin, aux Quatre-Routes, à Asnières (92). Face à la multiplication des agressions « pour quelques euros », la plupart de ses collègues jettent l'éponge. « Dix médecins se sont fait frapper, dont moi. On se sent seul dans l'arène, pas aidé. Ni par le conseil de l'ordre, ni par la police, ni par la Sécu. » Seul face à certains patients qui le considèrent comme « un prestataire de service » et réclament des ordonnances. Seul face à « trois types excités qui exigent un arrêt de travail qui servira d'alibi pour un casse ». Pour éviter ces intrus, Francis a retiré sa plaque au bas de l'immeuble. « En dehors de cela, j'adore ce quartier et j'ai la chance de prendre en charge des malades de A à Z. C'est le plus beau métier du monde ! »
* Journal d'un médecin de banlieue, éd. La Martinière.
“Je suis pharmacien, assistante sociale, banquier et écrivain public”
François Lévy, 52 ans, pharmacien à la Beaucaire (Toulon)
A l'ouest de Toulon, l'environnement verdoyant du quartier de la Beaucaire ne suffit pas à masquer la violence endémique, la misère sociale, les heurts à chaque passage de la police, systématiquement caillassée. François Lévy, pharmacien, est l'un des rares commerçants rescapés, avec la boulangerie et le tabac-presse, du centre commercial exsangue. « La semaine dernière, des affrontements ont opposé la police aux jeunes de la cité, avec des fumigènes lancés sur les commerces. On a jeté des seaux d'eau sur le début d'incendie. Le lendemain, les policiers sont revenus en tenue d'intervention, c'était Robocop. Une vingtaine de jeunes, plantés devant ma pharmacie, leur tenait tête. Les clients ne pouvaient plus entrer ni sortir. Le groupe s'est dispersé dans les tours et a continué à lancer des projectiles depuis les étages. La police est restée jusqu'à la fermeture et nous a escortés à nos voitures. »
Une bouffée de fièvre
« Depuis la descente des stups, l'an dernier, qui s'est soldée par une trentaine d'arrestations, la cité a plutôt retrouvé son calme », juge François Lévy. Le pharmacien fait aussi fonction « d'assistante sociale, de banquier – quand je prête de l'argent aux clients – et d'écrivain public. »
Beaucaire bénéficie des renforts policiers de la « brigade spéciale de terrain ». Il y a peu, une bande allumait régulièrement des incendies, projetant des conteneurs enflammés contre les façades du commissariat voisin. Des adolescents ont été interpellés, âgés de 15, 14 et... 9 ans. « Cet hiver, des jeunes bloquaient l'entrée de mon officine, empêchant toute activité. Evidemment, le chiffre d'affaires s'en ressent... » François Lévy ne se décourage pas. Il s'est allié à d'autres professionnels de santé pour constituer un pôle médical à 200 mètres de l'entrée du quartier. Une délocalisation symbolique. Suffisante, espère-t-il, pour alléger la pression de la cité. Par M.-L. H., Juliette Demey et Gilles Carvoyeur C'est sur France Soir !
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/temoignage-ici-vous-prenez-bus-une-fois-pas-deux-108507.html
Les 40 Quartiers Les Plus Difficiles
: La Vie Dans Des Cités Les Plus Dures
Seine St Denis (93)
Grand Ensemble * (Haut et Bas) . Clichy-sous-Bois/Montfermeil
Les 4000 . La Courneuve
Les Francs Moisins, Bel Air . Saint-Denis
Hauts de Seine (92)
Pablo Picasso , Le Parc . Nanterre
Le Luth . Gennevilliers
Val de Marne (94)
Le Grand Ensemble* : Les Navigateurs . Choisy-le-Roi/Orly
Le Bois l'Abbé* . Champigny-sur-Marne
Val d'Oise (95)
Derrière les Murs de Monseigneur . Villiers-le-Bel
Saint Christophe . Cergy
Essonne (91)
Les Tarterêts . Corbeil-Essonnes
La Grande Borne* .Grigny/Viry-Châtillon
Yvelines (78
Le Val Fourré . Mantes-la-Jolie
La Cité Des Indes , Le Plateau . Sartrouville
Seine et Marne (77)
Beauval, La Pierre Collinet . Meaux
Nord (59)
La Bourgogne . Tourcoing
Alma . Roubaix
Loiret (45)
La Source . Orléans
Aisne (02)
Presles Chevreux . Soissons
Le Vermandois . Saint-Quentin
Oise (60)
Plateau Rouher * . Creil / Montataire
Saint Jean . Beauvais
Somme (80)
Quartier Nord . Amiens
Etouvie . Amiens
Eure 27
Germe De Ville .Val de Reuil
Bas Rhin (67)
Neuhof . Strasbourg
Hautepierre . Strasbourg
Haut Rhin (68)
Bourtzwiller . Mulhouse
Europe . Colmar
Rhône (69)
Les Minguettes . Vénissieux
Ex Z.U.P., Grappinière , Petit Pont . Vaulx-en-Velin
Isère (38)
La Villeneuve . Grenoble
Alpes Maritimes (06)
L'Ariane . Nice / Saint-André
Vaucluse (84)
Monclar . Avignon
Haute Garonne (31)
Le Mirail . Toulouse








France
Irak
Belgique




































































